Le taux de chômage en hausse à Gatineau

Selon la députée néo-démocrate Françoise Boivin, les compressions... (ARCHIVES, La Voix de l'Est)

Agrandir

Selon la députée néo-démocrate Françoise Boivin, les compressions dans l'appareil fédéral sont à blâmer pour la hausse du chômage.

ARCHIVES, La Voix de l'Est

Partager

Le taux de chômage a continué de grimper à Gatineau en février, tandis qu'il a poursuivi sa baisse à Ottawa. Cette double tendance reflète celle observée le mois dernier.

Du côté québécois, la proportion de personnes à la recherche d'un emploi a atteint 6,9%, une hausse de 0,1%.

Aussi ténue soit cette augmentation, la députée néo-démocrate de Gatineau, Françoise Boivin, a dit s'en inquiéter.

«Je me sens très préoccupée à chaque fois que ces indicateurs augmentent. Cela veut dire que des familles gatinoises ont plus de peine à joindre les deux bouts, à nourrir les enfants et à vivre dans des logements adéquats», affirme MmeBoivin.

Les compressions dans l'appareil fédéral sont à blâmer pour la hausse du chômage, a par ailleurs laissé entendre la députée.

Du côté ontarien

Le marché de l'emploi est en meilleure santé du côté ontarien, alors que le taux de chômage a continué de diminuer, pour atteindre 6,1%, une baisse de 0,2%.

Prise dans son ensemble, la région a donc vu son taux de chômage diminuer de 0,1%, pour atteindre 6,3%.

Avec la création de 50700 nouveaux emplois en février, l'économie canadienne a donné l'impression hier qu'elle pourrait être prête à émerger de sa récente torpeur. Le secteur privé ontarien a été le principal moteur de cette bonne performance.

Ces importants gains ont permis de maintenir le taux de chômage à son creux de quatre ans de 7,0 pour cent, malgré le fait que 60000 Canadiens ont fait leur entrée sur le marché du travail au cours du mois, ce qui est un autre bon signe pour l'économie.

L'Ontario a connu la meilleure performance, avec l'ajout net de 35300 emplois, suivi par la Colombie-Britannique et ses 19800 nouveaux emplois.

Le Québec a connu le recul le plus important, avec la disparition de 13100 emplois. Le taux de chômage de la Belle Province a augmenté de 0,3 point de pourcentage pour atteindre 7,4 pour cent.

Optimisme

Les économistes s'attendaient à un deuxième mois de faiblesse consécutif, étant donné que la plupart des indicateurs laissaient entrevoir une modeste croissance et que le mois de janvier avait vu la perte de près de 22000 emplois. Les prévisions pour février visaient en moyenne 8000 nouveaux emplois.

Mais le marché du travail a plutôt renversé tous les signaux négatifs transmis en janvier, et plus encore. Non seulement les gains ont renversé les pertes du mois précédent, mais les Canadiens qui avaient cessé de chercher un emploi sont revenus sur le marché avec succès.

«Jusqu'à aujourd'hui, les indicateurs économiques laissaient croire que l'économie canadienne bafouillait plutôt d'accélérer», a observé Sonya Gulati, économiste principale à la Banque TD.

«Les données d'aujourd'hui mettent certaines de ces inquiétudes au rancard. Même si les vents contraires soufflent toujours et que les risques à la baisse sont nombreux, ceux-ci devraient décroître et permettre à la croissance économique du Canada de prendre de la vitesse dans la deuxième moitié de l'année.»

Avec La Presse Canadienne

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer