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Des entrepreneurs de l'Est ontarien veulent déboulonner la loi 119

Les entrepreneurs en construction de l'est de l'Ontario voient rouge.  Ils... (Photothèque La Presse)

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Les entrepreneurs en construction de l'est de l'Ontario voient rouge. Ils étaient près de 300, mardi soir à Casselman, pour s'opposer vivement à la politique du gouvernent ontarien qui rend obligatoire la souscription à une assurance collective en matière de santé et sécurité au travail auprès de la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail de l'Ontario (CSPAAT).

Depuis le 1er janvier, la loi 119 prévoit que tous les propriétaires d'entreprises en construction - y compris le simple ouvrier qui travaille à son compte - doivent y souscrire.

Le noeud du problème, c'est que ces primes sont beaucoup plus élevées que la majorité des assurances privées, disent les entrepreneurs.

Pour Yves Paquin, un jeune plombier de Vars qui oeuvre comme travailleur autonome, la différence est notable. «Ça va me coûter de 7000$ à 8000$ de plus par année pour mon assurance. Ça n'a aucun sens. J'avais déjà une bonne couverture au privé qui me protégeait 24h sur 24. Maintenant, je dois revoir mes tarifs. En bout de ligne, c'est le client qui va payer pour ça.»

Ils étaient plusieurs comme M.Paquin à s'agiter, hier soir, devant le député libéral local, Grant Crack. «Pourquoi faut-il toujours et encore payer plus? Ça fait 40 ans que je travaille dans le domaine dans la construction et on m'en demande encore! Il y a quelqu'un derrière un bureau qui n'a pas saisi quelque chose», a lancé Gilles Matte, propriétaire de Construction Matte.

Plus de 90000 entrepreneurs en construction sont visés par la mesure. Les primes peuvent atteindre plus de 15000$ par individu, dénoncent-ils.

Plusieurs voient la mesure comme une manière de renflouer les coffres la CSPAAT, qui accuse un lourd déficit. «Je ne nierai pas que la CSPAAT est en déficit. J'entends ce que vous me dites ce soir et je vais me faire un devoir de transmettre vos préoccupations à la ministre», a répondu le député de Glengarry-Prescott-Russell, Grant Crack.

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