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Une série de facteurs ont affecté la rentabilité de l'entreprise

La dernière succursale du Marché Fraisferme ses portes à Gatineau

La seule succursale restante de l'entreprise Marché Frais... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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La seule succursale restante de l'entreprise Marché Frais continuera à vendre ses produits à l'intérieur de la succursale de la Fruiterie de l'Outaouais du boulevard de La Vérendrye.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Autre coup dur pour la bannière Marché Frais. La seule succursale restante de l'entreprise régionale, située dans le secteur Gatineau, ferme ses portes. Elle continuera à vendre ses produits à l'intérieur de la succursale de la Fruiterie de l'Outaouais du boulevard de La Vérendrye.

Jadis une fierté régionale, la bannière Marché Frais n'est plus l'ombre d'elle-même. Au plus fort de son existence, la chaîne d'alimentation affichait son nom sur les deux rives avec 10 succursales. Hier, le propriétaire du seul emplacement restant annonçait à une vingtaine d'employés qu'ils perdaient leur poste cette semaine, en raison d'une restructuration. Seulement une dizaine d'employés conserveront leur emploi.

Travaux du Rapibus

Le propriétaire, Jean-Luc Brazeau, explique que l'entreprise n'était tout simplement plus rentable, notamment en raison des coûts d'exploitation élevés de ses vastes locaux de la rue Bellehumeur.

Dans les derniers mois, l'entreprise a beaucoup souffert des travaux du Rapibus, explique-t-il.

« Avec la construction en 2011 et 2012. La rue Bellehumeur a été fermée pendant six semaines d'affilée, ça fait mal. À toutes semaines où les intersections étaient fermées, on perdait de 20 à 25 % de notre chiffre d'affaires », précise-t-il.

L'épicerie indépendante a mis subitement fin à son aventure ontarienne à la fin de l'année 2005, en fermant quatre magasins, laissant 250 travailleurs sans emplois.

La concurrence féroce, les loyers élevés dans les centres commerciaux ont contribué à l'échec des magasins d'Ottawa. Plus tard, d'autres succursales, dont celle d'Aylmer, subissaient le même sort.

Walmart et stationnement

M. Brazeau soutient que l'arrivée de Walmart dans le domaine de l'alimentation, ainsi que la proximité d'autres grandes surfaces ont sonné le glas de sa première succursale, qui a ouvert ses portes en 1991.

De plus, la venue récente d'un bar tout près rendait le stationnement difficile pour les clients.

« On va se placer dans une position qui va nous permettre d'être compétitifs, explique-t-il, visiblement peiné de voir son entreprise au bord du gouffre. Ça va être plus petit, mais on va offrir une meilleure qualité. »

Plusieurs employés congédiés ne recevront pas les dédommagements financiers équivalents à deux semaines de salaires, a affirmé M. Brazeau à Radio-Canada. « Si on peut monter le chiffre d'affaires dans notre nouveau local, on va peut-être être en mesure de réembaucher les gens mis à pied », soutient-il, soulignant qu'il aurait espéré être en mesure de rester ouvert au moins jusqu'à la fin de l'année.

En 1996, la Chambre de commerce de l'Outaouais avait élu Marché frais l'Entreprise de l'année ; en 2003, M. Brazeau a été élu Entrepreneur de l'année par le Regroupement des gens d'affaires (RGA).

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