BleuSpa au bord de la faillite

Décidément, ça va de mal en pis pour le BleuSpa. Après avoir annoncé en... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

Agrandir

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

Partager

Daniel LeBlanc

Décidément, ça va de mal en pis pour le BleuSpa. Après avoir annoncé en septembre qu'elle remonterait la pente après avoir vécu un creux de vague, l'entreprise ayant pignon sur rue à Cantley serait au bord de la faillite, selon des documents judiciaires obtenus par LeDroit.

Ses dettes envers ses créanciers s'élèveraient à au-delà de 3 millions $ selon le syndic PricewaterhouseCoopers Inc., qui est devenu séquestre il y a deux semaines du commerce ouvert depuis l'été 2011.

Le principal requérant dans ce dossier est la Banque de Développement du Canada, à qui l'entreprise doit une somme de 1 345 000 $. La Banque Nationale du Canada réclame quant à elle 1 638 000 $, alors que 24 autres créanciers attendent de recevoir 76 400 $. Parmi ceux-ci figurent Bell, la firme de notaires Gagné Isabelle Patry Laflamme & Associés, PXL Media, Vidéotron et la Commission scolaire Western Quebec.

La valeur des actifs de l'entreprise, incluant les immeubles, le terrain et l'équipement de bureau et d'informatique, est chiffrée à 3 880 000 $. L'acheteur de l'édifice et des actifs permettant l'exploitation n'a pas l'obligation de s'entendre avec l'exploitant du commerce mais pourrait le faire.

Rappelons que le projet de havre de paix, qui a nécessité un investissement de 4,5 m $, a bénéficié d'importants fonds publics, Investissement Québec (926 000 $), Tourisme Outaouais (50 000 $) et le CLD des Collines-de-l'Outaouais y injectant de l'argent et ce, malgré la forte prédominance dans ce marché du Nordik Spa-Nature, situé à Chelsea.

Le directeur général du BleuSpa, Richard Thibodeau, tient à rassurer la clientèle à court terme en précisant que l'entreprise est en opération jusqu'à nouvel ordre. La vente par séquestre est prévue au plus tard au début du mois de décembre.

Le plan de restructuration projeté par les dirigeants de l'entreprise n'aura visiblement pas porté fruit. Lors de la dernière période estivale, le centre de détente a réduit considérablement ses heures d'affaires, n'ouvrant ses portes que les vendredis ainsi que les week-ends en raison de l'achalandage à la baisse.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer