Étude du Conference Board du Canada pour le compte du RGA

Les francophones en bonne position économique

«Jusqu'à présent, personne ne savait réellement quelle place... (SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LeDroit)

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«Jusqu'à présent, personne ne savait réellement quelle place occupaient les francophones au sein de l'économie du pays », souligne la pdg du RGA, Joanne Lefebvre.

SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LeDroit

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Les francophones du Canada, nés pour un petit pain ? Rien de plus faux en ce début de xxie siècle, confirme une nouvelle étude portant sur l'espace économique de la francophonie canadienne.

Le temps où les Québécois, Franco-Ontariens et autres francophones du pays étaient confinés aux strates inférieures du marché du travail appartient au passé, révèle un rapport rendu public hier.

La tendance aurait en fait été renversée : dans toutes les provinces à l'exception du Nouveau-Brunswick, les Canadiens dont la langue maternelle est le français gagneraient aujourd'hui plus que la moyenne. Leur taux de chômage serait par ailleurs légèrement inférieur à la norme.

Ces phénomènes s'expliquent en partie par le fait que les francophones sont particulièrement présents dans la fonction publique et dans les secteurs de la santé et de l'éducation. Des emplois à la fois stables et bien rémunérés.

La part d'emplois dans l'administration publique occupés par des francophones à l'extérieur du Québec se chiffrait à pas moins de 11,1 % en 2006, alors qu'elle ne dépassait pas 5,7 % pour l'ensemble des travailleurs canadiens.

« La maîtrise des deux langues officielles peut rapporter gros », souligne Mario Lefebvre, directeur du centre des études municipales du Conference Board et auteur de l'étude.

Au total, 19,5 % du produit intérieur brut (PIB) canadien et 22 % de l'emploi tireraient leurs origines de l'espace économique francophone. Les francophones représentent 22 % de la population canadienne.

Par ailleurs, l'activité économique de l'espace francophone, qui se chiffrait à 252,6 milliards $ en 2006, entraînait plus de 130 milliards $ d'activité additionnelle ailleurs au pays.

En matière d'emploi, l'espace économique francophone, qui détenait 3,7 millions d'emplois en 2006, contribuait à l'existence de plus de 1,6 million d'autres emplois un peu partout au Canada, soutient Mario Lefebvre.

Premier portrait complet

Réalisé par le Conference Board du Canada pour le compte du Regroupement des gens d'affaires de la capitale nationale (RGA), L'espace économique de la francophonie canadienne pourrait bien être le premier portrait économique complet des francophones du Canada et de leur contribution à l'économie du pays.

L'étude est basée sur les données des recensements de Statistique Canada de 2001 et 2006. Les données de 2011 sur l'emploi, tirée de l'Enquête nationale auprès des ménages, ne doivent être rendues publiques que l'an prochain par l'agence fédérale.

Mais les constats ne sont pas que positifs. Presque partout sauf au Québec, la population francophone est vieillissante et se retire progressivement du marché de l'emploi. Le cas de la Saskatchewan est particulièrement éloquent : le tiers des Fransaskois a plus de 65 ans.

Plus de détails dans l'édition du Droit du 11 octobre ou sur ledroitsurmonordi.ca

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