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Les effets de la sécheresse perdurent dans le Pontiac

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Le Pontiac souffre encore des effets de la sécheresse de cet été. Et les répercussions pourraient s'étendre à plusieurs mois, voire deux ans.

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Les effets de la sécheresse qui a durement touché les agriculteurs du Pontiac et ceux de tout le sud du Québec pourraient se faire sentir pendant encore au moins un an, selon Environnement Canada.

Fin juillet, le Pontiac frôle la catastrophe. Les champs de foin, de maïs, de blé, d'orge et de luzerne sont complètement brûlés. Le bétail se nourrissait déjà du foin qui devait servir pendant la saison hivernale. La situation était telle que la députée libérale du coin, Charlotte L'Écuyer, demandait à Québec de déclarer le Pontiac « zone sinistrée », ce qui a par contre été refusé par le ministère de la Sécurité publique. Selon l'avis de tous dans le Pontiac, il s'agissait de la pire sécheresse en 50 ans.

Le bilan météo estival publié hier par Environnement Canada démontre que les fermiers n'ont pas rêvé. La température moyenne pendant les mois de juillet, août et septembre a été supérieure de 2 °C à la moyenne, ce qui est très élevé à l'échelle d'une saison, précise l'agence environnementale. En ce qui concerne les précipitations, le déficit a été important partout au Québec, mais c'est le sud de la province qui a été le plus touché. La région a reçu 25 % moins de précipitation qu'en moyenne. Dans les faits, ce sont 200 mm de pluie de moins qui ont été reçus par les champs de la région au cours de l'été.

Ces conditions, combinées à un printemps très doux et à une fonte printanière hâtive, ont engendré une importante sécheresse qui a eu des impacts sur de nombreux secteurs d'activités, dont l'agriculture et l'élevage.

Pas de répit en vue

André Cantin, météorologue à Environnement Canada, précise qu'une sécheresse d'une telle ampleur peut avoir des répercussions pendant plusieurs mois, voire jusqu'à deux ans. « Pour que les lacs et les rivières reprennent leur niveau normal, il faudrait avoir un automne très pluvieux, dit-il. Nous aurions besoin du double de précipitations que nous recevons normalement pendant trois ou quatre mois. C'est cependant très peu probable. Ce n'est pas ce qui est prévu pour l'automne. »

Si le printemps prochain devait être chaud et sec avec des précipitations sous la moyenne, l'été prochain pourrait être encore plus problématique. « On commencerait la saison déjà en déficit de précipitation, dit-il. De plus, une sécheresse importante comme celle de l'été qui s'achève peut avoir des impacts pendant un an ou deux sur les niveaux d'eau. »

L'autre mauvaise nouvelle pour les agriculteurs, c'est que cette sécheresse s'insère à l'intérieur d'un phénomène d'une plus grande ampleur à l'échelle continentale. Selon les autorités météorologiques américaines, la sécheresse aux États-Unis est la pire depuis 60 ans. « Un tel assèchement du sol sur une étendue aussi vaste peut modifier les masses d'air arrivant au Québec, ajoute Environnement Canada. Conséquemment, l'humidité de l'air et les précipitations au Québec pourraient s'en trouver réduites au cours des prochains mois. »

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