Le porte-parole de la multinationale, Pierre Choquette continue d'affirmer qu'il n'y a « aucun développement » concernant l'usine de Gatineau, mais les signes d'une relance prochaine s'accumulent.
Produits forestiers Résolu a annoncé, le 15 juin dernier, la fermeture pour une période indéterminée son usine de Mersey, en Nouvelle-Écosse. Plus de 300 employés ont été remerciés. La compagnie a laissé entendre qu'elle évalue présentement la possibilité de se départir de tous ses actifs dans cette province des Maritimes. Elle se départirait de ses territoires forestiers, de son usine à papier et de sa scierie. Il se trouve que l'usine de Mersey produisait exactement le même type de papier que l'usine de Gatineau, du papier journal à destination des marchés d'exportation.
« Malgré les efforts considérables que nous avons déployés, de concert avec le gouvernement provincial, nos employés, la direction du syndicat et les autres parties prenantes, les défis s'avèrent simplement insurmontable », a déclaré le pdg de Produits forestiers Résolu, Richard Garneau. Selon la compagnie l'usine de Mersey n'était plus en mesure de soutenir la concurrence.
Le président du syndicat des travailleurs de l'usine de Gatineau affirme qu'il en coûtait environ 500 $ pour produire une tonne de papier en Nouvelle-Écosse. « À Gatineau, nous pourrions le faire en bas de 400 $ la tonne, dit-il. En fermant Mersey, la compagnie vient de retirer du marché une capacité de production de 250 000 tonnes de papier journal. Ou bien c'est une stratégie de la compagnie pour mieux contrôler les prix sur le marché, ou bien c'est pour faire de la place dans le marché pour la production de l'usine de Gatineau », estime Gaston Carrière.
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