Le ministre des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités, Denis Lebel, un habitué du service gatinois, en a fait l'annonce, via le programme d'aide aux immobilisations aéroportuaires, hier matin.
« Les critères de ce programme sont assez clairs. Il faut que l'aéroport appartienne et soit exploité par des gens exclus du gouvernement fédéral. Il faut qu'il existe une liaison depuis au moins trois ans et elle doit desservir 1000 passagers par année, a précisé le ministre. Au niveau des opérations des activités aériennes, nous respectons beaucoup la libre entreprise. Nous, nous sommes là pour assurer la sécurité et nous allons continuer à travailler sur l'aspect sécuritaire. »
Les 303 119 $ consentis serviront notamment à l'aménagement d'une clôture de près de trois mètres de hauteur, d'une valeur d'environ 250 000 $, du côté nord de l'aéroport pour délimiter le tarmac de la forêt voisine.
« Nous avons certains problèmes avec la faune. La clôture sera refaite et ses dimensions feront en sorte que les chevreuils, par exemple, ne pourront avoir accès à la piste », a expliqué Yvon Boucher, président de la Corporation de l'aéroport exécutif Gatineau-Ottawa.
D'autres équipements, tel un épandeur de 50 000 $ et un décéléromètre seront achetés pour améliorer la sécurité des lieux. Outil indispensable pour les pilotes lors de leur approche, un décéléromètre permet de calculer la distance de freinage d'un avion en calculant la friction nécessaire pour stopper l'appareil. Il est particulièrement utile lors d'intempéries, notamment en hiver.
David St-Onge, un pilote de l'endroit et membre d'un groupe d'investisseurs, estime que l'amélioration des mesures de sécurité s'avère un atout pour attirer du financement du privé.
« La sécurité et nos plans devraient fonctionner en parallèle. Ça va aider au privé de pouvoir investir dans un aéroport sécuritaire. Le développement passe par le privé et nous croyons qu'il y en aura plus qui va se faire ici. »
Plus de détails dans LeDroit du 18 juin ou sur ledroitsurmonordi.ca