La formule du covoiturage n'est pas nouvelle, mais elle revient invariablement dans les discussions lorsque le prix de l'essence atteint un niveau tel que l'automobiliste cherche des moyens de réduire ses dépenses en carburant. La dernière augmentation du prix de l'essence a coïncidé avec le lancement d'un nouveau service : GéoTransit. Cette entreprise, créée à Montréal, propose aux conducteurs et aux passagers potentiels, d'entrer directement en communication par Internet ou au moyen d'un téléphone intelligent. GéoTransit limite ses services aux villes mais selon la porte-parole, Éliane Massicotte, l'entreprise veut offrir le transport interurbain à moyen terme.
Le covoiturage est bien implanté dans le transport interurbain, grâce, notamment, à Allo Stop, un service mis sur pied en 1983. Allo Stop met en contact les conducteurs qui, par exemple, se déplacent entre Québec et Montréal et les passagers qui veulent effectuer le même trajet. Cette formule est populaire auprès des étudiants et même des personnes âgées, explique Marie-Claire Bergeron, présidente d'Allo Stop de Montréal. « Les conducteurs y voient une façon de partager le coût de l'essence mais, aussi, certains aiment la formule parce qu'ils ne veulent pas voyager seul », explique-t-elle. Allo Stop n'a pas de point de chute à Gatineau mais l'entreprise qui a dû fermer son bureau d'Ottawa, il y a plus de dix ans, cherche à s'implanter de nouveau dans la région.
Pour ceux qui ne veulent pas s'acheter de voiture mais qui ont besoin d'un véhicule de temps en temps, il y a toujours le traditionnel service de location d'autos ou les entreprises de partages de voitures tels que Communauto au Québec, ou Virtucar à Ottawa. Une « auto partage » remplace l'équivalent de huit voitures individuelles, entraînant ainsi des économies d'essence et une réduction de l'émission de gaz à effet de serre.
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