L'usine avait repris partiellement ses activités, le 27 février dernier, après un peu plus d'un mois d'inactivité. Cette fois encore, la raison évoquée par la multinationale concerne un inventaire trop important de copeaux de bois pour lesquels elle n'arrive pas à trouver preneur.
Cette annonce touche directement quelque 80 travailleurs de la scierie et environ 300 emplois directs et indirects dans la Haute-Gatineau. Si la fermeture devait s'étendre sur plusieurs semaines ou même des mois, ce sont les activités de coupes forestières qui doivent reprendre au mois de mai qui pourraient alors être touchées. Si cela devait survenir, c'est toute l'industrie forestière de l'Outaouais et même des Hautes-Laurentides qui pourrait en souffrir.
Le porte-parole de Produits forestiers Résolu, Pierre Choquette, ajoute que l'avenir de la scierie de Maniwaki est intimement lié à la reprise économique américaine. « Le nombre de mises en chantier en Amérique du Nord a un impact sur nos opérations, dit-il. Si les prévisions de mises en chantier devenaient plus favorables ce printemps, il pourrait alors être intéressant de relancer nos opérations à Maniwaki. »
Ce dernier ajoute que la problématique de l'inventaire de copeaux de bois demeure entière. Pour l'instant, Produits forestiers Résolu n'a aucun acheteur pour ses copeaux. L'usine de Gatineau, toujours fermée, pourrait être la solution idéale parce qu'elle pourrait utiliser la totalité de l'inventaire de la scierie. Toutefois, la compagnie n'entrevoit pas la réouverture de l'usine de Gatineau à court terme. « Quand nous relancerons la scierie de Maniwaki et la papetière à Gatineau, c'est parce que nous aurons la certitude de pouvoir le faire de façon rentable et durable », précise M. Choquette.
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