Les opposants n'ont pas pu questionner la CCN

Le saga de la rue Gamelin se poursuit.... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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Le saga de la rue Gamelin se poursuit.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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Des résidents de Gatineau qui souhaitaient s'exprimer devant le conseil d'administration de la Commission de la capitale nationale afin de le convaincre de changer d'avis au sujet de la fermeture d'un segment de la rue Gamelin sont repartis bredouilles, mercredi.

Une dizaine de résidentes et le conseiller municipal Maxime Tremblay espéraient pouvoir prendre la parole lors de l'une des assemblées publiques du conseil d'administration de la société d'État, mais ce ne fut pas le cas.

Contrairement aux séances du conseil municipal, celles du c.a. de la CCN ne comportent pas de période de questions du public. Celui-ci peut s'exprimer en personne à une occasion durant l'année, lors d'une rencontre publique généralement tenue au printemps, à Ottawa.

M.Tremblay s'est dit déçu de voir que l'opinion des résidents n'a pas été entendue. Il a du même coup dénoncé le fait qu'aucune consultation publique n'ait été tenue avant que la CCN décide de fermer ce pan de 500 mètres de la rue Gamelin.

À Ottawa pas à Gatineau

«La CCN a mené une étude conjointe avec la Ville d'Ottawa concernant l'impact du transport sur la ceinture de verdure. Pourquoi est-ce qu'à Ottawa, on consulte, mais pas à Gatineau?»

Le premier dirigeant par intérim de la société d'État a reconnu que cette approche pourrait être employée, à l'avenir, afin d'éviter de se retrouver de nouveau devant les tribunaux. «Nous avons fait une étude avec la ville d'Ottawa. Nous pensons que ce serait une bonne idée d'identifier les besoins de transports de la Ville de Gatineau avec une méthodologie semblable», a indiqué Jean-François Trépanier.

Selon lui, une telle consultation publique n'a pas été nécessaire dans le passé parce qu'en 2011, la Ville avait voté en faveur de la renaturalisation de Gamelin.

Pendant ce temps, les procédures judiciaires entourant la demande d'injonction déposée par la Ville de Gatineau contre la Commission de la capitale nationale se poursuivent, en Cour fédérale.

Les deux parties doivent être de retour devant la cour plus tard cette semaine.

D'ici à ce qu'un accord survienne devant la Cour fédérale au sujet de la requête en injonction, la CCN a par ailleurs accepté de ne pas fermer ce segment de la rue Gamelin, démontrent des documents de la Cour consultés par LeDroit.

Le mois dernier, la CCN annonçait son intention de fermer à la circulation un tronçon de la rue Gamelin pour le réintégrer au parc de la Gatineau. Ce faisant, la CCN va à l'encontre de la volonté de la grande majorité des membres du conseil municipal de Gatineau qui veut conserver ouvert ce pan d'environ 500 mètres pour des raisons de sécurité et de fluidité de la circulation. Devant l'intransigeance de l'agence fédérale, la municipalité avait pris les grands moyens à la fin octobre en déposant une injonction.

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