On comptait environ 1500 personnes, en milieu d'après-midi, au stade Mont-Bleu.
James Pantemis n'avait encore jamais joué devant autant de monde.
« D'habitude, quand je regarde vers les gradins, je vois nos parents et les parents de l'autre équipe. Ça s'arrête là », dit-il.
La médaille d'or de la première division était en jeu. La deuxième période de prolongation battait son plein.
Il est assez facile de comprendre comment il se sentait.
Avec moins de cinq minutes à faire, ça ne l'a pas empêché d'effectuer une glissade audacieuse pour empêcher un attaquant montréalais de marquer.
Lorsqu'il a vraiment fallu trancher, durant les tirs de pénalité, il a bloqué deux des quatre ballons dirigés vers lui.
« J'étais vraiment nerveux avant les tirs de pénalité, mais je me suis calmé un peu quand j'ai réussi à stopper le premier. J'ai été capable de me concentrer sur l'objectif principal : Gagner la médaille d'or », racontait le garçon, tandis que ses coéquipiers célébraient leur victoire de 2-1.
« James a été exceptionnel tout au long du tournoi, déclarait pour sa part l'entraîneur-chef victorieux, Mike Vitulano. Il a été fort pour nous, il communiquait, il gérait bien sa défense. En plus, il jouait avec une petite blessure. Un muscle étiré l'a empêché d'effectuer les bottés de dégagement tout au long du tournoi. Il a quand même bien joué et je lui ai dit après le match. Il est notre héros. »
Pas tout seul
Pantemis n'a quand même pas tout pu faire seul.
Son équipe tirait de l'arrière par un but à la mi-temps et ses adversaires avaient le vent dans les voiles.
Le Lac-St-Louis et Montréal avaient déjà croisé le fer une fois durant la ronde préliminaire. Les représentants du « 514 » l'avaient emporté 4-2.
« Depuis quelques jours, je répétais que les équipes gagnantes étaient celles qui savaient se relever après avoir encaissé un coup dur. À la mi-temps, j'ai dit aux gars que le temps était venu de se relever avec plus d'intensité. C'est ce qu'ils ont fait », affirme avec beaucoup de fierté Mike Vitulano.
Ses protégés lui ont quand même fait vivre des moments d'angoisse. Il restait moins de cinq minutes à jouer lorsque Giuseppe Lipari a inscrit le but égalisateur.
« Je travaille toujours fort et mon équipe travaille toujours fort. Nous avons trouvé une façon de revenir dans le match », sourit le petit attaquant.
Les filles de Québec
Le suspense n'a pas été aussi fort durant le match de la médaille d'or de la première division chez les filles. La formation de la Capitale-Nationale a signé une victoire relativement facile de 4-1 contre Lanaudière.
Son entraîneur-chef Stéphane Marie croit que l'esprit d'équipe aura été un facteur déterminant tout au long de la semaine. « Notre sélection régionale de l'an dernier était bien différente. Nous avions une bonne petite équipe, mais mentalement, nous étions un peu moins fortes. Ça n'avait pas très bien fonctionné. Cette année, nous avons regroupé tout le monde. Le résultat a été extraordinaire. »