En point de presse dans Sainte-Justine, dans la circonscription de Bellechasse, le chef libéral s'est bien défendu de vouloir ouvrir la loi 101. Il a surtout insisté sur le fait que l'enjeu de la langue ne devait pas «diviser» les Québécois, mais plutôt faire «consensus».
«Je n'ai pas mis dans mes cartons une réouverture de la loi 101, ce n'est pas ça que je propose pendant la campagne électorale, mais je veux travailler partout tout le temps au renforcement de la langue française», a-t-il voulu préciser.
C'est qu'il s'était avancé la veille sur un chemin qu'il n'emprunte pas souvent en indiquant qu'il était prêt à se rendre à Ottawa pour «discuter» de l'application de la Charte de la langue française au Québec dans les milieux de travail qui relèvent de la juridiction fédérale, comme les banques et les transports interprovinciaux.
«Je pense qu'on peut très bien s'asseoir avec le fédéral pour voir de quelle façon le gouvernement fédéral devrait participer à ce consensus québécois sur la façon dont nous voulons traiter notre langue au Québec», avait-il alors soutenu.
Le leader du Parti libéral du Québec (PLQ) était allé jusqu'à affirmer qu'après avoir voté pour reconnaître le Québec comme une nation, Ottawa devait désormais donner un «sens aux mots».
Ses commentaires ont suscité une avalanche de critiques de la part de la communauté anglophone du Québec sur Internet.
Interrogé de nouveau sur le sujet mardi, M. Charest a offert une réponse bien plus tiède, faisant plutôt l'apologie du bilinguisme et de l'importance de travailler au renforcement du français.
Il a malgré tout nié être en train de reconsidérer sa position en vue de ne pas froisser la communauté anglophone. «Je vois pas ça du tout sur cet angle-là», a-t-il assuré, ajoutant que les électeurs étaient davantage intéressés aux enjeux «de fond» comme l'emploi et l'économie pour cette campagne.
Traditionnellement attachées au PLQ, les anglophones sont également courtisés par le chef caquiste François Legault, qui a confié en cours de campagne qu'il voterait non à un éventuel référendum.
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