Un sondage Segma réalisé pour le compte du Droit et du 104,7 fm Outaouais indique que le Parti libéral du Québec (PLQ) serait réélu avec 39 % des voix dans Hull. Pour Mme Gaudreault il s'agit d'une baisse vertigineuse de 12 % par rapport à l'élection de 2008.
Malgré cette perte de confiance envers le PLQ et la forte volonté de changement perceptible un peu partout au Québec, le candidat péquiste, Gilles Aubé, n'arrive pas à s'imposer comme l'alternative recherchée par les électeurs.
Québec solidaire et son candidat Bill Clennett parviennent à se hisser au troisième rang avec 14 % des intentions de vote, deux points de pourcentage devant le caquiste Étienne Boulrice.
« Gilles Aubé ne parvient pas à aller chercher le vote d'insatisfaction envers le PLQ », indique le sondeur Raynald Harvey. « Il stagne. Les votes perdus par la candidate libérale passent à sa droite pour la CAQ et à sa gauche pour QS. Le déficit de popularité de Pauline Marois dans l'électorat joue probablement dans cette incapacité du PQ à s'imposer comme alternative. Le PQ aurait réussi à obtenir une partie de ce vote d'insatisfaction s'il avait eu un chef plus charismatique. »
Élue avec 51 % des voix en 2008, Maryse Gaudreault est en mesure aujourd'hui d'essuyer cette perte importante de 12 % par rapport à 2008 grâce à l'électorat anglophone, bien présent dans son comté. « Le vote anglophone est un peu comme la carte frimée de Mme Gaudreault, soutient M. Harvey, alors que dans l'électorat francophone il y a une réelle bataille avec le PQ. Les anglophones lui permettent de se maintenir et d'espérer garder son siège. »
Le vote stratégique
La seule planche de salut qui reste au candidat Aubé est de convaincre les électeurs de QS et d'Option nationale (ON) de se rallier au PQ, indique le sondeur.
« Il y a une partie significative des électeurs de QS et ON qui croient que Pauline Marois ferait une meilleure première ministre, dit-il. Ce sont des gens qui vers la fin de la campagne seront réceptifs à l'invitation au vote stratégique. Ces gens vont se rendre compte que leur candidat n'a aucune chance de l'emporter le 4 septembre et que leur seule façon d'éviter l'élection de la candidate libérale et de voter pour le PQ. Il y aura là des gains à aller chercher pour le candidat péquiste. »
Plus de détails dans LeDroit du 28 août 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca