Aucune promesse de financement, donc, pour l'un ou l'autre des grands projets du maire de Gatineau, Marc Bureau, que M. Charest a rencontré à l'heure du déjeuner. Les deux hommes en ont profité pour discuter des enjeux de la ville. Tout au plus, le premier ministre s'est engagé à « porter une attention aux dossiers forts de la région ».
M. Charest a semblé vouloir porter une attention particulière à Destination Gatineau, « un projet très intéressant qui va permettre de mobiliser davantage », a-t-il dit. Il a comparé Destination Gatineau à ce qui a été fait à Québec avec la Promenade Samuel-De Champlain, « un projet magnifique ».
Il a laissé entendre que Québec pourrait participer financièrement au grand projet du maire Bureau grâce à un programme spécial d'Investissement Québec destiné au tourisme. Le chef libéral a aussi lancé une invitation au fédéral à s'impliquer financièrement dans Destination Gatineau.
« Mais c'est comme le centre-ville de Hull et la grande bibliothèque, a énuméré M. Charest. C'est une question de présenter un projet. Quand on sera rendu à cette étape, nous serons là comme partenaires. On veut être partenaires, mais on va prendre les étapes une à la fois. Encore faut-il qu'un projet soit présenté pour qu'on puisse se prononcer sur notre participation. »
Rapibus
Le premier ministre a aussi souligné que le prolongement du Rapibus vers l'ouest de la ville faisait partie des projets pour lesquels son gouvernement souhaite être au rendez-vous.
Jean Charest a reconnu qu'il y avait une plus forte volonté d'émancipation dans la région depuis quelques années et que l'Outaouais n'hésitait plus à demander son dû à Québec.
« La région a raison de s'affirmer et je ne vois pas ça sous l'angle d'un reproche ou d'un problème, dit-il. C'est le genre de chose que je veux. L'Outaouais est un moteur économique important pour le Québec et c'est une région qui, par le passé, n'a pas obtenu toute l'attention qu'elle méritait. Quand j'ai été élu en 2003, je me suis promis que cette région n'allait pas être négligée. »
En ce sens, M. Charest a convenu que le travail en Outaouais, notamment en santé et en éducation, n'est pas terminé. « Je comprends bien la réalité de la région et je ne vois pas le travail que nous avons fait ici à ce jour comme un travail achevé, précise-t-il. Je ne viendrai pas dire : on a fait ça et c'est terminé, tout est beau. »
Au chapitre des réalisations de son gouvernement dans la région, M. Charest a noté le Rapibus, les nouvelles salles d'urgence, le centre de cancérologie, le règlement sur la mobilité de la main-d'oeuvre avec l'Ontario, ainsi que les autoroutes 50 et 5.