Un troisième référendum affaiblirait le Québec, dit Legault

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François Legault a affirmé que Pauline Marois a abandonné aux «purs et durs» du Parti québécois la date et la décision de tenir un référendum.

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Le chef de la Coalition avenir Québec estime qu'un troisième référendum sur l'avenir du Québec serait néfaste pour le Québec en entier.

En point de presse jeudi, François Legault a soutenu que si les Québécois se disaient non une troisième fois, cela affaiblirait le Québec.

Plus encore, il a ajouté qu'une défaite serait mauvaise non seulement pour les souverainistes, mais aussi pour les fédéralistes.

«Même les fédéralistes seraient perdants parce qu'ils perdraient leur pouvoir de négociation s'il y a un troisième non», a-t-il précisé.

La question référendaire est revenue sur le tapis au 23e jour de campagne, au lendemain du débat entre la chef péquiste Pauline Marois et M. Legault. Lors du face-à-face, M. Legault a poussé Mme Marois à exprimer sa position sur les référendums d'initiative populaire, l'accusant de devoir plier face aux «radicaux» du Parti québécois, les «caribous».

Lors du point de presse suivant le débat, Mme Marois a précisé que les référendums d'initiative populaire représentaient une demande, et non un ordre. Peu importe, M. Legault a répété jeudi que la chef péquiste n'avait pas été assez claire.

Interrogé par les journalistes sur son rôle lors d'une éventuelle campagne référendaire, le chef caquiste a éludé la question.

«C'est très hypothétique comme question», a-t-il lancé à deux reprises.

Il s'est contenté de répéter qu'il allait voter «non» lors d'un éventuel référendum. Mais surtout, qu'il allait tout mettre en oeuvre pour faire en sorte qu'il n'y ait pas de référendum dans les prochaines années.

«Je ne défendrai ni l'unité canadienne, ni la souveraineté. On doit laisser les horizons ouverts pour la prochaine génération», a spécifié le chef caquiste.

Mais si «par malheur il devait y avoir un référendum», «50 pour cent plus un» des votes en faveur de la souveraineté seraient suffisants pour que le Québec se sépare légitimement. «C'est la démocratie», a-t-il conclu.

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