LeDroit a appris que les candidats régionaux du Parti libéral sont sur le point d'annoncer leur engagement formel en la matière, soit la construction d'un nouvel édifice de près de 30 millions de dollars au campus Alexandre-Taché.
« Pour l'UQO, c'est un dossier prioritaire. Vu que le dossier est déjà bien étoffé, la députation de l'Outaouais souhaite réaliser le projet. Celui-ci est déjà au ministère », a confirmé hier soir la députée libérale sortante Maryse Gaudreault en entrevue.
Cet engagement survient alors que l'adversaire caquiste de Mme Gaudreault dans Hull, Étienne Boulrice, promettait en matinée d'« aider l'UQO à obtenir son pavillon des arts » s'il est élu dans trois semaines, sans toutefois s'engager formellement à le réaliser. « Je ne promettrai pas de béton », a-t-il dit, décochant ainsi une flèche à son opposante.
Un seul campus
Évoqué publiquement la dernière fois il y a plus de trois ans, la création d'un nouveau pavillon au sein du campus Alexandre-Taché de l'UQO permettra de regrouper toutes les activités académiques de l'établissement sur un même campus, comme le revendique la direction depuis des lustres.
En plus d'héberger des départements de l'UQO, ce nouveau pavillon des arts abritera également le Conservatoire de musique de Gatineau, qui depuis des années se retrouve à l'étroit dans des locaux désuets.
Si le projet de la CAQ en semble à ses balbutiements, le projet libéral est quant à lui bien entamé, a assuré Mme Gaudreault. Il y a de cela plusieurs mois, le recteur de l'UQO, Jean Vaillancourt, s'était entretenu à ce sujet avec la ministre de l'Éducation de l'époque, Line Beauchamp, a-t-elle soutenu.
Les libéraux s'engagent à obtenir les autorisations nécessaires pour que le projet démarre lors des quatre prochaines années.
D'autres détails sur le projet doivent être dévoilés en début de semaine prochaine.
Avec ce développement majeur, le campus de l'UQO deviendrait un lieu d'importance à Gatineau, la Ville ayant revu son plan d'urbanisme de façon à inclure le futur campus unifié dans les limites de son centre-ville.
« Cela permettrait de créer une véritable cité universitaire », rêve-t-on à l'UQO.
La maison d'enseignement n'a pas émis de commentaire, hier. Le recteur Vaillancourt est actuellement à l'extérieur de la région.