La candidate libérale dans Hull, Maryse Gaudreault, a admis, hier, que la marche était plus haute qu'anticipée par son parti en 2003, mais elle et son collègue de Chapleau, Marc Carrière, refusent de lancer la serviette. Tous deux ont conjointement présenté, hier, dix engagements électoraux en matière de santé, sans toutefois être en mesure d'assurer qu'ils pourront remplir toutes leurs promesses.
Maintien du statut particulier, augmentation du nombre de place en centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), création d'une clinique-réseau pour les patients sans médecin de famille, implantation de services de fécondation in vitro, formation accrue de médecins résidents à l'unité de médecine familiale, meilleur financement pour la Maison Mathieu-Froment-Savoie: la liste des engagements est longue.
Mme Gaudreault affirme rêver que l'Outaouais puisse bénéficier d'une clinique-réseau comme il en existe à Montréal. Ce type de clinique s'adresse principalement aux patients qui n'ont pas de médecin de famille. Elle permettrait de désengorger les urgences des hôpitaux de Hull et Gatineau. Ce modèle ressemble beaucoup aux cliniques médicales Appletree en Ontario. Toutefois, la candidate libérale dans Hull n'est pas en mesure d'affirmer qu'une telle clinique verra le jour en Outaouais.
«Nous avons tout fait pour mettre en place une clinique de transition pour les patients qui perdaient leur médecin de famille et nous avons eu de la difficulté à trouver trois ou quatre médecins qui voulaient embarquer là-dedans», explique-t-elle.
«L'engagement que nous prenons, c'est d'aider les médecins qui voudront faire la différence dans notre réseau. Nous n'y arriverons pas si les médecins ne se mobilisent pas. Je lance un appel aux médecins qui veulent faire une différence et qui souhaitent que les patients n'attendent plus 25heures à l'urgence. Nous ne pouvons pas contraindre les médecins à y participer. Les vrais patrons ce sont les fédérations médicales, pas le ministre de la Santé. Je m'engage à continuer de prendre mon bâton de pèlerin et à tenter de convaincre nos médecins d'y participer.»
Plus de détails dans LeDroit du 14 août 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca