La majorité des candidats représentants les couleurs des différents partis dans la région ont notamment intégré Twitter et Facebook à leur stratégie de communication avec leurs électeurs potentiels.
«J'aimerais saluer toutes les personnes qui me suivent sur Twitter. Attendez-vous que j'y sois désormais active», promettait la candidate libérale dans Hull, Maryse Gaudreault, le 7?août dernier, quelques jours après le déclenchement de la campagne.
Mme?Gaudreault utilise Twitter, un site de microblogage, avec parcimonie. Quelque 17 gazouillis plus tard, elle assume totalement sa préférence pour Facebook.
«Ce sont des gens de mon comité qui a décidé d'utiliser Twitter. Moi, je suis plus Facebook. On ne peut pas beaucoup transmettre d'information en 140 caractères (la longueur maximale d'un message unique)», confie-t-elle.
Environ 15% des Québécois possèdent un compte Twitter, dont une grande partie sont des jeunes «et des étudiants». «C'est un cercle plutôt sélect qui est sur Twitter», croit Mme?Gaudreault, qui affirme candidement que son électorat ne se trouve tout simplement pas sur ce site.
La candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans la circonscription de Papineau, Chantal Dubé, refuse catégoriquement d'utiliser les médias sociaux afin «d'éviter des dérapages». «Ce sont des outils qui ne sont pas parfaits, dit-elle. Il y a toujours une possibilité, même minime, que quelqu'un s'approprie notre compte et envoie des messages dont on ne connaît pas la nature.»
La jeune candidate péquiste dans Gatineau, Maude Tremblay, est bien consciente que les médias sociaux - surtout Twitter - ne rejoignent qu'un public «ciblé». Surtout que la circonscription qu'elle souhaite représenter se trouve en grande partie en milieu rural, où l'accès à Internet n'est pas toujours au point.
Les petits partis très actifs
Ce sont les candidats des plus petits partis qui semblent les plus enthousiastes au sujet de l'utilisation des médias sociaux en campagne électorale.
Le candidat d'Option nationale dans Papineau, Jonathan Beauchamp, ne cache pas qu'il est parfois difficile de «percer» dans les médias traditionnels. Les médias sociaux s'avèrent donc une plate-forme additionnelle pour faire entendre son message. «On s'en sert au maximum», avance-t-il.
Plus de détails dans LeDroit du 13 août 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca