« La CAQ n'a pas pris d'engagements (au sujet du statut particulier), je (n'en) prends pas non plus. Mais je vais le considérer, a d'abord déclaré l'ex-président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec sur les ondes de CKOI 104,7. On va se limiter à notre programme et on prendra des engagements après avoir été élus. »
Quelques heures plus tard, M. Barrette promettait déjà de reconduire le statut particulier.
En entrevue au Droit, l'aspirant ministre de la Santé a indiqué que « le statut particulier va être maintenu ». Il a affirmé que ses propos avaient été « transformés » par la station radiophonique.
Invité à préciser les propos de son collègue, le candidat caquiste dans Hull, Étienne Boulrice, a ajouté que ce statut spécial octroyé par les libéraux à la région de l'Outaouais se devait d'être une mesure temporaire, à laquelle des solutions doivent être apportées.
« Nous ne promettons pas à la vie à la mort de maintenir ce statut. Nous allons travailler à régler le problème et non le pansement. »
En octobre déjà, le chef de la CAQ François Legault avait donné son appui au statut particulier, ce qui semble avoir échappé au Dr Barrette.
« L'Outaouais, à cause de la proximité d'Ottawa, n'a pas la même capacité d'attraction et de rétention que les autres régions du Québec. À cause de l'offre d'Ottawa, il faut payer des salaires plus élevés au personnel du réseau de la santé de l'Outaouais, en particulier à Gatineau. Il faut conserver ces primes additionnelles pour être équitable avec l'Outaouais », avait indiqué M. Legault.
Pour rappel, l'ancien ministre de la Santé, Philippe Couillard, annonçait en grande pompe il y a cinq ans l'octroi d'un statut particulier à l'Outaouais en matière de santé.
La région profite depuis ce temps d'une enveloppe supplémentaire de 20 millions $ par année. Cette somme permet notamment d'offrir des salaires plus élevés qu'ailleurs au Québec, en du pouvoir d'attraction du système de santé ontarien, où les salaires sont supérieurs.
Par exemple, les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes travaillant le soir ont pu obtenir des primes de 12 %, comparativement aux primes de 4 % qui étaient en vigueur ailleurs au Québec.