« Norm était un député local proche de ses électeurs. Il donnait beaucoup d'argent aux associations locales car il avait le budget pour le faire et j'aurai le même budget. Si je suis élu, je ferai la même chose que lui », a affirmé l'ancien syndicaliste lors du lancement de sa campagne, hier.
S'il a été plutôt tendre par rapport au bilan de M. MacMillan, le président du Conseil régional du Parti québécois (PQ) n'a pas hésité à lancer des flèches au Parti libéral du Québec (PLQ) qu'il a accusé de corruption à de nombreuses reprises.
« Les libéraux sont durs avec les étudiants et mous avec la corruption et les tinamis », a-t-il déclaré devant ses militants.
Selon lui, les électeurs du comté de Papineau votaient « par habitude » pour le PLQ sans toutefois approuver toutes les idées du parti. Il est persuadé que les choses se passeront différemment le 4 septembre prochain. « Maintenant que M. MacMillan est parti, les gens vont voter selon leurs valeurs », estime-t-il.
Pour appuyer ses propos, M. Primeau a cité pour exemple la circonscription voisine, Argenteuil, un bastion libéral où le péquiste Roland Richer l'a emporté lors d'élections partielles le 12 juin dernier. Selon ce dernier, présent au lancement de campagne du candidat péquiste dans Papineau, les deux circonscriptions sont similaires à plusieurs niveaux.
« Argenteuil et Papineau possèdent beaucoup de similitudes. Il s'agit de deux comtés qui appartenaient aux libéraux depuis longtemps, de deux comtés où l'on retrouvait deux ministres et surtout de deux comtés où l'on retrouve aujourd'hui deux excellents candidats péquistes », a déclaré M. Richer.
S'il est élu, Jean-François Primeau souhaite redonner « sa juste part » à l'Outaouais. Selon lui, la région a été négligée dans plusieurs dossiers au cours des dernières années, notamment au niveau de la santé, de l'éducation, du développement économique et de la culture. Il souhaite également mettre l'accent sur la francisation des nouveaux résidents du comté de Papineau et l'achat de produits locaux.
Plus de détails dans LeDroit du 4 août 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca