MacKinnon gagne, Boivin quitte la politique

«Le Parti libéral du Canada n'a jamais quitté... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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«Le Parti libéral du Canada n'a jamais quitté le Québec, mais ce soir le Québec est de retour au Parlement du Canada», a lancé Steven MacKinnon à ses partisans.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Il ne reste plus une trace de la vague orange de 2011 en Outaouais. Même la néo-démocrate Françoise Boivin qui avait été élue avec une écrasante majorité en 2011 n'a pas été en mesure, lundi, de conserver les acquis de sa formation politique dans la circonscription de Gatineau. Elle a annoncé qu'elle quittait la vie politique.

Le libéral Steven MacKinnon devient ainsi le nouveau député de Gatineau, servant à son adversaire la même médecine à laquelle il avait goûté il y a quatre ans. Au moment d'écrire ces lignes, il recueillait 55% des voix, laissant loin derrière la députée néo-démocrate sortante qui ne recevait que 25% du suffrage. Ce faisant, la circonscription de Gatineau quitte les banquettes de l'opposition qu'elle occupait depuis 2006 pour rejoindre celles du pouvoir, au sein d'un gouvernement majoritaire de surcroît.

«Le Parti libéral du Canada n'a jamais quitté le Québec, mais ce soir le Québec est de retour au Parlement du Canada, a lancé M. MacKinnon à son arrivée devant ses partisans dans un restaurant de Gatineau. Les Canadiens étaient fatigués du style de gestion et de politique du gouvernement de Stephen Harper et ils l'ont bien démontré ce soir. On a assisté à un vote pour le changement, et il y en aura du changement, au Canada et à Gatineau.»

M. MacKinnon a affirmé que Gatineau avait maintenant un «champion» pour un sixième pont entre Gatineau et Ottawa. «On va commencer par dépoussiérer le rapport de 2013 et on va remettre ce dossier à l'ordre du jour», a-t-il lancé.

Boivin quitte la politique

Dans le camp de Mme Boivin, c'était la consternation. Ses plus proches partisans, rassemblés au bar sportif La Cage, ont dû se rabattre sur la partie des Blue Jays pour trouver un quelconque réconfort. Françoise Boivin, était visiblement amère des résultats. «Pour moi, la politique, c'est vraiment terminé, j'ai perdu ce soir cette passion, a-t-elle lancé. Je n'ai pas l'instinct d'une missionnaire pour remettre sur pied ce parti. J'ai toujours pensé que si on travaillait fort sur le terrain et qu'on travaillait fort en chambre, qu'on n'aurait pas de problème. Je constate qu'en 2015, ça ne fonctionne plus comme ça.» Mme Boivin attribue la déconfiture de son parti au débat sur le niqab. «J'ai passé trois semaines de ma campagne à devoir m'expliquer sur cette question.»

Le Bloc québécois a poursuivi sa descente amorcée en 2011. La formation souverainiste qui a représenté Gatineau de 2006 à 2011 n'attire visiblement plus la faveur populaire. Son candidat Philippe Boily recueillait 9% des votes. Les conservateurs, représentés par Luc Angers, n'ont pu faire mieux que 8% des voix. «Il y a probablement lieu dans la région de revoir nos stratégies de campagne», a indiqué le candidat.

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