Les Maritimes virent au rouge

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Un caméraman se prépare pour le rassemblement du chef libéral Justin Trudeau, à Montréal.

Justin Tang, La Presse Canadienne

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Les provinces de l'Atlantique ont accordé la totalité de leurs sièges aux libéraux de Justin Trudeau, un résultat jamais vu de mémoire récente.

Il n'a pas fallu attendre bien longtemps pour reconnaître que la victoire était écrasante. Dès le début de la soirée, les premières boîtes de scrutin dépouillées ont laissé entrevoir le tsunami libéral s'abattre dans les quatre provinces de l'Atlantique, qui ont également démis leurs trois ministres.

À l'Île-du-Prince-Édouard, la ministre conservatrice des Pêches et Océans, Gail Shea, a été battue par Bobby Morrissey, un ancien député provincial. L'île s'est accrochée à ses trois autres députés libéraux.

Au Nouveau-Brunswick, le ministre des Affaires autochtones, Bernard Valcourt, a cédé sa place au Parlement à René Arsenault, idem pour Rob Moore, ministre d'État, dans Fundy Royal. Une fois la défaite officielle, M. Valcourt a livré un discours amer, rappelant ce qu'il avait accompli pour le comté, et regrettant de ne pas pouvoir poursuivre les projets à venir. Sa circonscription, Madawaska-Restigouche, a été une forteresse libérale de 2000 à 2011, jusqu'à son arrivée.

Cette province conservatrice - elle avait élu huit conservateurs sur 10 députés en 2011 - a complètement viré au rouge. Même Acadie-Bathurst, où le néo-démocrate Yvon Godin régnait depuis 1997, a plaidé allégeance aux libéraux. M. Godin avait toutefois décidé de ne pas se représenter. C'est le jeune Jason Godin, élu maire de sa ville à 19 ans, qui le remplaçait sous la bannière orange, mais on lui a préféré Serge Cormier, un ancien chef de cabinet pour différents ministères provinciaux, un libéral de longue date.

La Nouvelle-Écosse, qui comptait quatre députés libéraux, quatre conservateurs et trois néo-démocrates, a suivi la tendance, même dans le fief du ministre de la Justice, Peter MacKay, qui avait annoncé son départ en mai dernier.

Les électeurs de Terre-Neuve-et-Labrador ont remercié leurs trois seuls députés autres que libéraux (deux néo-démocrates et un indépendant). Seul le néo-démocrate sortant Jack Harris menait une course serrée à son rival libéral dans St. John's-Est, mais Nick Whalen a éventuellement pris les devants. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a aussi perdu l'autre de ses sièges terre-neuviens, ravi par un ancien animateur vedette de CTV, Seamus O'Regan.

Au Labrador, la députée libérale sortante Yvonne Jones a été réélue avec une écrasante majorité, ne laissant aucune chance à son rival Peter Penashue, qui avait démissionné du caucus conservateur en 2011 pour des allégations de financement illégal, mais s'est représenté en tant que conservateur.

Dans la circonscription d'Avalon, Scott Andrews, l'ancien libéral devenu indépendant à la suite de plaintes pour inconduite sexuelle, a cédé sa place au libéral Ken McDonald, l'ancien maire de la troisième plus grande ville de la province, Conception Bay South.

Dans les dernières années, les provinces de l'Atlantique ont été déçues par le gouvernement conservateur, notamment à cause de sa réforme de l'assurance-emploi, qui resserrait les règles pour les travailleurs saisonniers. Dans cette région où la pêche fait partie intégrante de l'économie, les chômeurs saisonniers ont été nombreux à s'en plaindre et à réclamer que soit reconnu le caractère distinct de l'emploi dans la région.

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