Le «populiste» Jean Chrétien à Chelsea

Les conservateurs ont fait une «erreur monumentale» (en vidéo)

William Amos a déclaré qu'il réalisait un rêve... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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William Amos a déclaré qu'il réalisait un rêve de se retrouver sur la même tribune que Jean Chrétien.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Les conservateurs ont commis une «erreur monumentale» en déclenchant une élection aussi longue, qui aura permis à Justin Trudeau, le chef libéral jusque-là dans l'ombre, de se faire connaître, selon l'ancien premier ministre Jean Chrétien lors d'un passage remarqué à Chelsea jeudi midi.

«Ils ont dit qu'il était beau garçon, mais qu'il n'était pas prêt. Mais aujourd'hui, il est encore beau garçon et il est prêt», a déclaré M. Chrétien, le «populiste», qui a ainsi résumé à sa manière l'ascension dans les sondages de Justin Trudeau et des libéraux.

À quelques jours du scrutin, plus d'une centaine de militants libéraux étaient venus à sa rencontre au Chelsea Pub, rempli à craquer. Et ils se souviendront de cette visite où M. Chrétien était accompagné du candidat dans Pontiac, William Amos, fils de Bruce, également présent, qui avait travaillé dans son bureau alors qu'il était ministre des Affaires du Nord. M. Amos a déclaré qu'il réalisait un rêve de se retrouver sur la même tribune que M. Chrétien, qui «a donné aux libéraux trois majorités consécutives». «En 2015, on va reprendre Pontiac», a dit M. Amos.

Parlant du plan économique de son chef, M. Chrétien a dit qu'il était le «meilleur» parce qu'il allait permettre d'importants investissements dans les infrastructures, pour créer des emplois et redonner la confiance aux Canadiens.

«Quand les gens voient des grues, ils se disent que les choses vont bien et ils dépensent. Mais quand il n'y en a pas, ils s'assoient sur leur argent, a lancé M. Chrétien. Emprunter de l'argent pour l'épicerie, c'est condamnable. Mais emprunter de l'argent pour une maison, c'est normal. Quand les taux d'intérêt sont à 1% ou 2%, c'est le temps d'emprunter pour reconstruire notre pays.»

Flèches à Harper

M. Chrétien s'en est pris à Stephen Harper, le premier ministre qui «se cache avec les balais», qui lui a fait honte sur la scène internationale et qu'il accuse de propager le sentiment de «peur» qui mine la confiance des Canadiens. Il a vanté le jeune Justin Trudeau, dans ce pub où il était déjà venu prendre une bière après avoir fait du ski.

«La semaine dernière, j'ai fait du ski nautique sur un seul ski. À 81 ans, je peux me balancer sur un ski et présenter un budget balancé, deux choses que Harper ne peut pas faire», a dit M. Chrétien, déclenchant rires et applaudissements.

Il a déploré la «campagne négative» des conservateurs qui ont dû aller chercher conseil auprès de «Crocodile Dundee» en Australie. M. Chrétien se souvient encore comment les conservateurs avaient ri des libéraux, en 1993, lorsqu'il avait présenté des investissements importants dans les infrastructures. «Ils avaient montré un camion rempli de loonies au bord du chemin. Ils disaient que nous étions niaiseux. Moi, j'avais promis de baisser le déficit de 6% à 3%. Et je l'ai finalement baissé à zéro.»

Invité à commenter la possibilité d'un gouvernement minoritaire, M. Chrétien a par ailleurs dit qu'il avait appris comme politicien à ne pas répondre à des questions hypothétiques. Il a toutefois dit qu'il allait prier pour l'élection d'un gouvernement libéral le «plus fort possible» le 19. «Et rappelez-vous, je suis Chrétien», a-t-il dit.

En soirée, il accompagnait le candidat libéral Greg Fergus dans Hull-Aylmer.

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