Transport en commun: le Bloc dénonce le «favoritisme» du fédéral

Les candidats bloquistes Maude Chouinard-Boucher (Hull-Aylmer) et Philippe... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Les candidats bloquistes Maude Chouinard-Boucher (Hull-Aylmer) et Philippe Boily (Gatineau) ont dénoncé le «favoritisme» dont fait preuve le fédéral dans le dossier du transport en commun dans la région.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Pendant qu'Ottawa reçoit plus de 1,6 milliard $ pour son projet de train léger, Gatineau, «la ville toujours oubliée» n'a rien eu du gouvernement fédéral pour le Rapibus, déplorent les candidats du Bloc québécois à Gatineau.

Lors d'un point de presse tenu vendredi à la station de la Cité du Rapibus, les candidats bloquistes Philippe Boily (Gatineau) et Maude Chouinard-Boucher (Hull-Aylmer) ont dénoncé le «favoritisme» dont fait preuve le gouvernement fédéral dans le dossier du transport en commun. En même temps, ils ont souligné le «silence» des députés néo-démocrates de la région devant cette «injustice» exercée à l'endroit de la quatrième ville en importance au Québec.

«Gatineau, c'est toujours la ville oubliée. Et il est temps qu'elle ait sa juste part», a indiqué M. Boily.

«Le gouvernement fournit 1,6 milliard $ pour le train léger à Ottawa et pas un sou pour le Rapibus à Gatineau. Pourquoi? Comment se fait-il qu'on n'entende pas les députés du NPD protester contre une pareille injustice?»

En juillet, ont-ils souligné, le gouvernement fédéral a promis un milliard $ à Ottawa pour la deuxième phase du train léger, somme qui s'ajoute aux 600 millions $ déjà versés pour la première phase.

«Pendant ce temps, le Rapibus est financé uniquement par Québec et Gatineau.

À cause du déséquilibre fiscal, le gouvernement fédéral a beaucoup plus d'argent. Il devrait financer 50% des travaux d'infrastructures, alors que Gatineau devrait payer 15% selon la nouvelle répartition des coûts que nous proposons pour les infrastructures», a souligné le candidat Boily.

Des promesses pour un premier mandat

Le Bloc québécois a proposé la création d'une société de financement des infrastructures environnementales à laquelle le gouvernement fédéral pourrait consacrer 10 milliards $ par année à des projets comme celui du prolongement du Rapibus vers l'ouest.

Gatineau compte 1% de la population canadienne, elle devrait obtenir une somme d'environ 80 millions $ par année, en plus de la taxe sur l'essence, pour des projets d'infrastructure environnementale, selon ses priorités.

«Puisque le prolongement du Rapibus vers l'est doit coûter environ 38 millions $, et avec les propositions déjà à l'étude pour l'ouest, il serait possible de compléter le réseau vers l'est et vers l'ouest du Rapibus dans les trois premières années, soit à l'intérieur du prochain mandat», a expliqué Mme Chouinard-Boucher.

En raison de l'étalement urbain dans la région, M. Boily a souligné l'importance de développer les transports en commun, plutôt que de construire un nouveau pont.

«Le temps est venu pour Gatineau d'élire des députés qui vont réclamer une juste part des dépenses fédérales d'infrastructure et qui, en même temps, vont promouvoir l'idée du Québec souverain», a mentionné le candidat Boily.

«Une fois le Québec indépendant, on ne tracera pas une ligne. Ottawa ne s'en ira pas et Gatineau non plus. Et l'arrimage de nos réseaux de transport en commun devra se poursuivre en fonction de nos propres projets.»

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