Rivalité Boivin-MacKinnon au débat dans Gatineau

Le bloquiste Philippe Boily, le conservateur Luc Angers... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Le bloquiste Philippe Boily, le conservateur Luc Angers et le vert Guy Dostaler (absent de la photo) ont pris part au débat, hier soir. Mais ce sont les échanges entre le libéral Steve MacKinnon et la néo-démocrate Françoise Boivin qui ont retenu l'attention.

Etienne Ranger, LeDroit

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Signe que chacun veut faire le plein d'appuis en vue du sprint final, la rivalité entre libéraux et néo-démocrates était plus que palpable mercredi soir à l'occasion du débat électoral entre cinq candidats organisé par la Ville de Gatineau en partenariat avec TC Média et MAtv Outaouais.

Les échanges les plus musclés ont opposé Steve MacKinnon à Françoise Boivin, tous deux dans la course dans le comté de Gatineau.

«Je dois être en avance pour qu'il m'achale comme ça», a même lancé la députée sortante à un certain moment devant la soixantaine de personnes réunies pour assister à l'événement.

Le candidat libéral l'a accusée à plusieurs reprises de ne pas prendre position dans de nombreux dossiers locaux dont celui de la construction d'un sixième pont enjambant la rivière des Outaouais.

Le débat, lors duquel l'ex-chef d'antenne de Radio-Canada et animateur à Unique FM Michel Picard agissait à titre de modérateur, était diffusé en direct à la télé.

Le débat mettait aussi aux prises le bloquiste Philippe Boily, le conservateur Luc Angers, et le candidat du parti vert, Guy Dostaler.

Le logement social, l'économie, les infrastructures, le leadership, la gouvernance, la Commission de la capitale nationale (CCN), le transport collectif et les célébrations du 150e anniversaire de la Confédération sont quelques-uns des thèmes qui étaient au menu.

Qu'à cela ne tienne, des questions qui déchirent les partis sur la scène fédérale se sont aussi immiscés dans les discussions, tels que le port du niqab, Postes Canada et la loi C-51.

Le maire satisfait

Au terme de cet exercice démocratique d'une durée de deux heures, une première dans l'histoire gatinoise, le maire Maxime Pedneaud-Jobin, qui faisait partie d'un panel d'intervenants qui ont questionné les aspirants députés, s'est dit satisfait de l'expérience au point d'avoir envie de la rééditer dans le futur.

«Je suis extrêmement content qu'on est fait ça, les candidats étaient prêts. [...] À la grandeur du pays, la réflexion sur les enjeux urbains a progressé énormément. J'étais à Montréal cette semaine pour le caucus des grandes villes canadiennes et on portait tous le même jugement en disant qu'on avait jamais vu une campagne comme celle-là», a-t-il indiqué.

Les autres membres du panel étaient Nathalie Lepage (Centraide Outaouais), Antoine Normand (Chambre de commerce de Gatineau) et Véronic Boyer (Centre de justice de proximité de l'Outaouais).

À noter que tous les partis politiques ont reçu un questionnaire sur les enjeux régionaux plus tôt dans la campagne électorale et que seuls les conservateurs ont refusé que leurs réponses soient rendues publiques sur le site web de la Ville de Gatineau.

«C'est très indicatif de ce genre de gouvernement-là. C'est à ça qu'on fait face depuis quatre ans. C'est un gouvernement très cachottier et il faut que tu te battes pour obtenir la moindre information. En même temps, si j'étais eux, je serais un peu gêné des réponses. Ce sont de maîtres stratèges», a réagi Mme Boivin.

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