Onze dirigeants syndicaux votent «pour le changement»

Le vice-président exécutif de l'AFPC dans la région... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le vice-président exécutif de l'AFPC dans la région de la capitale nationale, Larry Rousseau (à droite), et des dirigeants de 10 autres syndicats sont allés voter mercredi.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Onze dirigeants syndicaux du secteur public fédéral, représentant plus de 300 000 fonctionnaires, ont décidé d'aller voter ensemble, mercredi, à Ottawa, dans l'espoir de faire sortir le vote et d'inciter leurs membres à voter «pour le changement» le soir du 19 octobre prochain.

«Nous croyons que l'écrasante majorité de nos membres et même des Canadiens veulent du changement, et le meilleur moyen de le garantir, c'est de voter pour le changement», a indiqué Larry Rousseau, vice-président exécutif de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) dans la région de la capitale nationale.

Ce dernier était accompagné des dirigeants de 10 autres syndicats, dont l'Institut professionnel de la fonction publique et de l'Association canadienne des employés professionnels, au bureau d'Élections Canada situé sur la rue Carling, à Ottawa.

Les dirigeants syndicaux ont pu voter dans leur circonscription respective par bulletin spécial, comme le permet la loi électorale. Ils ont incité leurs membres à faire de même, ou à voter par anticipation du 9 au 12 octobre.

«Tous les Canadiens ont payé le prix de l'échec de ce gouvernement. La fonction publique est rabaissée et démoralisée depuis trop longtemps déjà. Cette élection, c'est l'occasion de remédier à la situation», a indiqué Debi Daviau, présidente de l'Institut professionnel.

Depuis le début de la campagne, la stratégie des syndicats est de s'assurer que les candidats conservateurs ne soient pas élus ou réélus. «Nos membres sont assez intelligents pour faire le bon choix. Dans la région, nous espérons qu'aucun conservateur ne soit élu», a indiqué M. Rousseau.

Les dirigeants syndicaux disent s'attendre à un taux de participation élevé des fonctionnaires et des Canadiens à ce scrutin. «Sur 2 600 appels faits auprès de nos membres, seulement 1% d'entre eux ont indiqué qu'ils n'iraient pas voter», explique M. Rousseau.

Par ailleurs, les dirigeants syndicaux ont dû bien malgré eux parler du niqab, et en ont profité pour dénoncer Stephen Harper d'avoir évoqué la possibilité de l'interdire dans la fonction publique pendant cette campagne, une question «non pertinente», selon les dirigeants syndicaux. «Faudrait trouver une personne qui le porte. Je n'en connais pas», a lancé la présidente Daviau de l'Institut professionnel.

«La liste des problèmes de la fonction publique est tellement longue que cette question ne fait même pas partie des préoccupations de nos membres ou des Canadiens», a ajouté M. Rousseau.

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