Débat du dernier droit dans Orléans

Le vert Raphaël Morin, le libéral Andrew Leslie,... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Le vert Raphaël Morin, le libéral Andrew Leslie, le conservateur Royal Galipeau et la néo-démocrate Nancy Tremblay ont participé mardi soir au débat organisé par le MIFO.

Etienne Ranger, LeDroit

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À voir les pelouses prises d'assaut par des centaines voire des milliers d'affiches électorales et la palpable rivalité qui régnait mardi soir entre les candidats lors d'un débat organisé par le Mouvement d'implication francophone d'Orléans (MIFO), on sent que la lutte sera chaude jusqu'à la toute dernière minute dans Orléans, considérée comme l'une des circonscriptions-clés en vue du scrutin du 19 octobre.

Malgré tout, le débat lors duquel l'animatrice à TV Rogers Ginette Gratton agissait à titre de modératrice ne passera pas à l'histoire, les affrontements ayant été rarissimes.

Attaqué à quelques reprises par son adversaire libéral Andrew Leslie, le député conservateur sortant Royal Galipeau n'a pas hésité à passer à l'offensive sur certains thèmes lors du débat, mais la formule choisie par les organisateurs ne permettait que de très courts échanges et des répliques d'à peine 30 secondes.

La candidate néo-démocrate Nancy Tremblay a voulu tirer son épingle du jeu en prétendant être la meilleure alternative aux «deux vieux partis», faisant allusion durant toute la soirée aux «mauves».

«Qu'est-ce qui arrive quand on mélange le bleu (conservateurs) et le rouge (libéraux)? Ça donne du mauve. Les coupures dans la caisse d'assurance-emploi, les coupures inacceptables à la SRC, l'inaction face aux changements climatiques, les coupes à la fonction publique, tout ça ce sont eux qui en ont été responsables. Au lieu de cette vieille poutine mauve, essayez donc du Orange Crush», a imagé d'emblée la candidate du NPD en référence à la couleur de son parti. Un exemple qui n'a pas manqué de faire rire les quelque 150 personnes dans la salle.

Le quatuor était complété par le candidat du Parti vert, Raphaël Morin.

Multiples enjeux

La famille, les aînés, le transport, l'emploi ainsi que la culture franco-ontarienne étaient au nombre des sujets à l'ordre du jour de cet énième débat dans le comté.

Au chapitre des enjeux locaux, tous les candidats se sont engagés à débloquer les fonds nécessaires pour que la seconde phase du prolongement du train léger à Ottawa se rende jusqu'au chemin Trim plutôt qu'à la Place d'Orléans.

Seul l'élu sortant Royal Galipeau a tenu des propos plus nuancés, faisant le même engagement mais rappelant que le gouvernement provincial n'avait pas encore répondu à la demande de la Ville d'Ottawa et concernant une éventuelle troisième phase, il fallait d'abord établir un cadre financier afin de ne pas «faire des promesses en l'air».

La question de l'emploi a aussi fait l'objet d'échanges plus corsés, entre autres avec le transfert de milliers d'emplois fédéraux d'Orléans vers l'ouest de la ville, par exemple à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et la Défense nationale.

«J'ai peur que la masse critique des familles franco-ontariennes désertent en partie Orléans. Ils ne feront pas une heure et demie d'autobus pour se rendre au travail», a lancé M. Leslie, ce à quoi M. Galipeau a répliqué que le Parti libéral avait fermé le seul et unique centre d'emploi fédéral en opération à Orléans en 1995.

Le député sortant a aussi rappelé que c'est grâce à un investissement de 880 M$ du gouvernement Harper que le comté abrite les nouveaux bureaux du Centre de la sécurité des télécommunications du Canada.

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