Débat électoral au 104,7

Vifs échanges entre Boivin et MacKinnon

La députée sortante et candidate néo-démocrate dans Gatineau,... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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La députée sortante et candidate néo-démocrate dans Gatineau, Françoise Boivin.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

La députée sortante et candidate néo-démocrate dans Gatineau, Françoise Boivin, s'est retrouvée devant trois adversaires coriaces, en particulier le libéral Steven MacKinnon, qui ont multiplié leurs attaques dans l'espoir de la faire fléchir lundi lors du troisième débat de la présente campagne électorale présenté par la station radiophonique 104,7.

Dès le départ, la candidate Boivin s'est imposée comme la candidate «à battre» en rappelant à tous les autres, le conservateur Luc Angers, le libéral Steven MacKinnon, et le bloquiste Philippe Boily qu'elle avait obtenu la plus forte majorité lors de l'élection de 2011, tout en mentionnant au passage que les électeurs appréciaient «son leadership et sa présence dans Gatineau», et qu'elle avait confiance d'être encore là pour un autre mandat «après avoir livré la marchandise».

Mais son adversaire libéral Steven MacKinnon n'a pas perdu son temps en lui reprochant d'avoir laissé «de la poussière» sur le «rapport historique» du nouveau pont «resté sur une étagère». «Je suis le seul à crier haut et fort pour un pont à Gatineau, un enjeu principal pour les Gatinois selon un sondage Cogeco. Sur vos 100 interventions à la Chambre, il n'y en a pas eu une seule sur le pont» lui a reproché M. MacKinnon.

«Le rapport n'a pas été mis sur une tablette. Il y a deux partenaires sur cinq, la ville d'Ottawa et le gouvernement ontarien, qui ont décidé de façon unilatérale de se retirer. Et ce n'est pas une priorité pour la ville de Gatineau» lui a rappelé Mme Boivin, rappelant à M. MacKinnon que son chef Justin Trudeau ne disait pas la même chose que lui dans ce dossier. Mme Boivin a ensuite reproché à son adversaire de se tromper dans ses chiffres en disant avoir cogné à «23 000 portes» pendant cette campagne, alors que c'était «25 000» la semaine dernière. 

«Mâcher de la gomme et marcher»

À quelques reprises, le candidat libéral MacKinnon a mentionné qu'avec un gouvernement libéral, l'«ère de l'austérité est révolue» en parlant des investissements promis pendant cette campagne. Mais Mme Boivin lui a vite répliqué.

«Cela me fait sourire quand j'entends les libéraux dire que l'ère de l'austérité est finie alors qu'ils ont la carte de crédit des contribuables gravée sur le front. Au NPD, on est capable de mâcher de la gomme et de marcher. On est capable d'offrir des services aux citoyens tout en équilibrant le budget. Et on ne dit pas comme les libéraux que tout est sur la table» a répliqué Mme Boivin, rappelant que les libéraux avaient coupé encore plus de postes dans la fonction publique au milieu des années 90 que les conservateurs.

«À chaque fois qu'un libéral parle, il dit une seule phrase puis il poursuit en mettant la cassette du parti», lui a reproché le candidat bloquiste Philippe Boily.

Le candidat conservateur Luc Angers a défendu les compressions dans la fonction publique en indiquant que la région avait été moins touchée que les autres au pays, et a demandé comment les libéraux et néo-démocrates allaient payer leurs promesses faites à la fonction publique.

Le bloquiste Philippe Boily  a dû se défendre contre ses adversaires lorsqu'il a été interrogé sur la prochaine question référendaire. À plusieurs reprises, M. Boily a aussi fait valoir qu'il travaillerait afin que «Gatineau sorte de l'ombre d'Ottawa».

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