Les francophones d'Ottawa ignorés par les conservateurs

Le chef du Parti conservateur, Stephen Harper... (Olivier Pontbriand, La Presse)

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Le chef du Parti conservateur, Stephen Harper

Olivier Pontbriand, La Presse

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Le Parti conservateur du Canada (PC) ignore les francophones de la capitale.

L'équipe du chef Stephen Harper n'a pas répondu au questionnaire bilingue du maire Jim Watson portant sur les enjeux qui sont importants pour la municipalité. Du moins, pas en français. Elle s'est contentée de le faire en anglais dans un document qui ne comporte ni en-tête ni signature. En contrepartie, le Parti libéral du Canada (PLC), le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Parti vert ont répondu aux 11 questions de la Ville d'Ottawa dans les deux langues officielles du pays.

«C'est décevant, surtout pour la communauté franco-ontarienne, que le parti au pouvoir ne daigne pas répondre dans les deux langues. On se serait attendu qu'il le fait», déplore le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Denis Vaillancourt.

Le 9 septembre dernier, le maire Watson a envoyé un questionnaire pour tâter le pouls de chacun des partis sur des questions touchant notamment le train léger, les infrastructures, le logement social et les services de garde. Il avait promis de publier intégralement leurs réponses sur le site Web de la Ville d'Ottawa. Les partis politiques devaient fournir leur réponse avant minuit mercredi.

Le PC évasif

Sans grandes surprises, les partis de l'opposition ont tous appuyé les demandes du maire Watson. De son côté, le PC s'est montré plus évasif à quelques occasions.

À titre d'exemple, il n'a pas donné un appui formel à la construction potentielle d'un lien ferroviaire vers l'aéroport d'Ottawa, une dépense additionnelle de 155 millions$. Le PC rappelle qu'il est déjà prêt à accorder 1 milliard$ au projet d'expansion de la phase II du train léger.

«Les investissements fédéraux dans ces infrastructures ne suffisent tout simplement pas. Nous avons un déficit de financement de presque 18 milliards (au pays)», peut-on lire dans la réponse du Parti vert, signée par leur chef Elizabeth May.

Les conservateurs hésitent aussi en ce qui a trait à la création d'une stratégie nationale à long terme pour le logement social ou de la mise sur pied d'un programme d'infrastructure fédéral permanent. Ils préfèrent se rabattre sur des financements ponctuels, une approche utilisée alors qu'ils étaient au pouvoir.

Pour «remédier» à cette situation, les libéraux promettent d'augmenter les investissements fédéraux annuels en infrastructure au cours des 10 prochaines années grâce à un programme de 125 millions $ annoncés plus tôt en campagne électorale.

«Le financement fédéral ne sera plus un chemin parsemé d'obstacles», peut-on lire dans le document endossé par le chef libéral Justin Trudeau.

De son côté, le NPD appuie toutes les doléances de la Ville d'Ottawa, particulièrement celles touchant les enjeux sociaux. Il rappelle leur engagement à «créer un million de places de qualité en garderie au Canada pour lesquelles les parents ne débourseront pas plus de 15$ par jour.»

Maires à la CCN

Les trois partis d'opposition estiment par ailleurs que les villes d'Ottawa et de Gatineau devraient chacun avoir un élu au sein du conseil d'administration de la Commission de la capitale nationale pour assurer une représentation locale suffisante dans la prise de décisions. 

Les conservateurs, eux, se disent prêts à «accueillir toute suggestion».

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