Le NPD promet des négos «libres et équitables» aux fonctionnaires

Les candidats néo-démocrates Paul Dewar, Françoise Boivin, Nycole... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

Les candidats néo-démocrates Paul Dewar, Françoise Boivin, Nycole Turmel, Mathieu Ravignat et Emilie Taman ont présenté leur plan pour la fonction publique.

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Paul Gaboury
Le Droit

Les candidats néo-démocrates de la région ont dévoilé hier leur plan d'action pour la fonction publique en promettant des négociations «libres et équitables» sur la question des congés de maladie et en s'engageant à transformer des postes temporaires en postes permanents.

En conférence de presse cinq candidats néo-démocrates de la région de la capitale nationale étaient présents dans les locaux de la candidate dans Ottawa-Vanier, Émilie Taman, pour dévoiler ce plan.

La mise au rancart des lois C-4, C-59, C-377 et C-525, ainsi que la reprise «de négociations libres et équitables» sur la question des congés de maladie font partie de ce plan, a expliqué le député et candidat dans Ottawa-Centre, Paul Dewar.

Au sujet des banques de congés de maladie que les conservateurs veulent abolir, les néo-démocrates ont été clairs. «On ne touche pas à des acquis qui ont été négociés», a indiqué la députée et candidate néo-démocrate dans Gatineau, Françoise Boivin. Comme les libéraux la semaine dernière, les néo-démocrates n'ont pas voulu aller plus loin sur le régime de congés de maladie.

Emplois permanents

Le plan néo-démocrate ne prévoit pas d'embauches supplémentaires, mais propose plutôt de transformer des postes occasionnels ou temporaires en postes permanents, pour «assurer une plus grande stabilité à la fonction publique», a laissé entendre la députée et candidate dans Hull-Aylmer, Nycole Turmel.

Les candidats n'ont pas indiqué combien d'emplois pourraient ainsi être visés. Toutefois, le député Dewar a rappelé que la moitié des embauches faites en 2013-2014 étaient pour des postes temporaires, et que plus d'un milliard de dollars a été accordé en contrats à des agences de placement qui versent des «salaires inférieurs».

«Il est clair qu'il faudra faire une analyse des lacunes dans les services et déterminer ensuite où il y a une réorientation à faire», a ajouté Mathieu Ravignat, qui tente de se faire réélire dans Pontiac.

Les candidats ont tour à tour dénoncé les attaques incessantes des conservateurs contre les fonctionnaires, stratégie que les libéraux s'apprêtent à répéter, selon eux. Les propos du libéral John McCallum qui a parlé d'un «nouvel examen des dépenses» où «rien n'est exclu» ont fait réagir Mme Turmel.

«Quand j'ai entendu dire que les libéraux voulaient faire un autre examen des dépenses, j'ai failli tomber de ma chaise. En 1994, avec l'examen des dépenses des libéraux, nous avions perdu 50 000 emplois dans la région», a-t-elle souligné.

Miser sur l'«expertise interne»

Des règles plus claires sur l'utilisation des agences de placement et des consultants externes tout en priorisant l'«expertise interne», une meilleure protection des fonctionnaires divulgateurs contre les représailles et la lutte contre le harcèlement font également partie du plan d'action néo-démocrate.

Sur la question des langues officielles, le parti du chef Thomas Mulcair veut «protéger le droit des employés de la fonction publique de travailler dans la langue officielle de leur choix dans les régions bilingues».

Les néo-démocrates proposent un code de conduite ministériel pour les ministres et leur personnel, et veulent endiguer les nominations partisanes avec la création d'un conseil de six membres nommés par le premier ministre et l'opposition officielle.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer