L'économie sur toutes les lèvres

Paul Dewar estime qu'un des enjeux clés est... (Archives, LeDroit)

Agrandir

Paul Dewar estime qu'un des enjeux clés est le soutien à la fonction publique.

Archives, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

À l'instar des communautés de la circonscription d'Ottawa-Centre, les enjeux de campagne fédérale en vue du scrutin du 19 octobre présentent une certaine diversité. Toutefois, l'économie est le sujet qui se retrouve sur toutes les lèvres des candidats, notamment le sort des employées de la fonction publique, qui ont été durement éprouvés à la suite de compressions du gouvernement conservateur au fil des ans.

«L'un des enjeux clés est le soutien à la fonction publique. Les fonctionnaires sont démoralisés et le gouvernement n'a cessé de les attaquer. Dans notre cas, nous voulons les appuyer, tout comme les anciens combattants et les scientifiques qui ont été bâillonnés», insiste le député néo-démocrate sortant Paul Dewar.

La candidate libérale abonde dans le même sens que son adversaire, rappelant que le parlement est situé au sein de la circonscription.

«Il faut respecter la fonction publique, avance Catherine McKenna. Il s'agit du plus grand employeur de la région. Ce gouvernement ne les a pas traités avec respect. Il est censé recevoir des conseils francs et courageux. Au lieu, les fonctionnaires doivent faire preuve d'une loyauté inébranlable et s'aligner avec leurs volontés.»

Le candidat du Parti conservateur, Damian Konstantinakos, tempère toutefois les propos de ses adversaires. À son avis, les quelque 19000 compressions annoncées par le gouvernement conservateur en 2012 ne sont pas aussi radicales qu'elles paraissent. Il rappelle que plusieurs postes ont été créés dans la fonction publique grâce au Plan d'action économique du Canada et que d'autres ont été abolis à la suite de départs à la retraite.

«Sa taille n'a pas changé de façon significative, croit-il. La fonction publique demeure une composante importante d'Ottawa et la meilleure façon de l'encourager davantage est de développer un secteur privé compétitif et créer de meilleures opportunités.»

Parce que si ses adversaires principaux ont élaboré d'autres enjeux locaux (logement social, services de garde, environnement, transport, etc.), la plate-forme électorale de M. Konstantinakos suit à la lettre la ligne du parti: économie, économie et encore l'économie.

«Je suis Grec. Je comprends parfaitement les dangers d'une lourde dette en raison d'un mauvais gouvernement», a-t-il lancé en faisant allusion aux déboires financiers de son pays d'origine.

Pour le candidat du Part vert, Thomas Milroy, le projet d'oléoduc Énergie Est inquiète particulièrement les résidents dans le sud-ouest de la circonscription. Le pipeline d'une longueur de 4600 kilomètres doit transporter environ 1,1 million de barils de pétrole brut par jour de l'Alberta vers des raffineries de l'Est du Canada. «Elle touchera tous les ruisseaux et cours d'eau qui se déversent dans la rivière des Outaouais qui est notre principale source d'eau potable, lance-t-il. Mais l'autre véritable enjeu est de remplacer le gouvernement en poste. L'état actuel des affaires publiques est une catastrophe.»

La vague orange

À l'instar de certains de ses collègues du Nouveau Parti démocratique, Paul Dewar compte peut-être un peu moins sur l'effet «de la vague orange» qui a déferlé sur le Québec en 2011, et encore plus étonnamment sur l'Alberta lors des élections provinciales plus tôt cette année. En poste depuis dix ans dans Ottawa-Centre, la réputation du parlementaire n'est plus à faire. Malgré tout, loin de lui de rester assis sur ses lauriers, dit-il.

«Comme disait ma mère, une campagne électorale, c'est comme une entrevue pour obtenir un emploi. Les prochaines campagnes servent à déterminer si la personne vaut la peine d'être réélue.»

Pour sa part, M. Konstantinakos tentera d'améliorer son sort comparativement à la course de 2011 où il a terminé au deuxième rang même s'il a entrepris sa campagne à six ou sept semaines du scrutin. «J'étais une recrue», avoue-t-il candidement.

De son côté, Mme McKenna est très active sur le terrain depuis un an. Elle dit avoir frappé à 50000 portes et s'est démarquée avec plusieurs campagnes innovatrices pour notamment faire avancer la cause des cyclistes au centre-ville. «Il y a beaucoup de partisans et encore plus de désir pour le changement.»

En parlant de changement, M. Milroy a rappelé que le Parti vert a pris du galon au fil des ans.

«Nous ne sommes plus un parti à vocation unique, axé strictement sur l'environnement. Nous devenons un parti politique plus mature avec des politiques approfondies», se vante-t-il.

M. Dewar, lui, avance que les Canadiens sont possiblement à l'aube d'une première au pays.

«C'est une élection importante, car le NPD a une chance historique de non seulement gagner l'élection, mais d'apporter une nouvelle façon de faire les choses.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer