Le NPD garde le cap et se dit prêt à collaborer

«Au cours des dernières années, on a fait... (Martin Roy, LeDroit)

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«Au cours des dernières années, on a fait l'offre de travailler avec tous les partis qui partagent nos valeurs», dit Nycole Turmel.

Martin Roy, LeDroit

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Trois candidates d'un même parti, trois contextes complètement différents, mais un seul objectif: contribuer à la formation d'un premier gouvernement néo-démocrate.

Pour l'instant, le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Parti libéral du Canada (PLC) mènent des campagnes séparées et se concentrent sur ce qui les divise. Ils s'entendent toutefois sur une chose: les électeurs souhaitent changer le gouvernement qui a été au pouvoir dans les dix dernières années.

En entrevue avec LeDroit la semaine dernière, les candidats libéraux Andrew Leslie (Orléans) et Mauril Bélanger (Ottawa-Vanier) ont affirmé que le message qu'ils entendent le plus souvent de la part des électeurs, c'est qu'il faut changer de gouvernement à Ottawa. Les néo-démocrates Emilie Taman, Nancy Tremblay et Nycole Turmel partagent cet avis.

Si un gouvernement conservateur minoritaire devait être élu le 19 octobre, il n'est pas farfelu de penser que le PLC et le NPD se concentrent plutôt sur leurs points en commun. Dans un tel scénario, une collaboration entre les deux partis n'est pas à écarter, selon Mme Turmel, la candidate du NPD dans Hull-Aylmer.

«Au cours des dernières années, on a fait l'offre de travailler avec tous les partis qui partagent nos valeurs», rappelle Nycole Turmel.

La représentante du NPD dans Ottawa-Vanier, Emilie Taman, ajoute quant à elle que les positions du NPD se rapprochent beaucoup plus de celles du PLC et du Parti vert que de la plateforme du Parti conservateur.

Or, avant de penser à collaborer avec les libéraux, les néo-démocrates se concentrent à remporter la course.

Nycole Turmel espère mériter à nouveau la confiance des électeurs de Hull-Aylmer après avoir récolté près de 60% des appuis en 2011.

Orléans

Nancy Tremblay, la candidate dans Orléans, a une côte plus abrupte à grimper pour obtenir un siège à la Chambre des communes. Le NPD n'avait aucune association de comté dans Orléans avant tout récemment. Elle reconnaît aussi qu'à la dernière élection, le parti a délégué un «candidat fantôme». Malgré tout, elle croit en ses chances. Elle estime que la volonté de changement joue en sa faveur.

«Beaucoup de personnes étaient des libéraux toute leur vie et maintenant, ils sont complètement avec nous», affirme Mme Tremblay, en référence à l'investiture houleuse de M. Leslie.

Mme Taman, de son côté, poursuit le travail de ces prédécesseurs dans Ottawa-Vanier. En 2011, le parti fondait beaucoup d'espoirs en Trevor Haché. Emilie Taman croit qu'elle est en mesure de continuer à gagner du terrain dans Ottawa-Vanier.

Selon la néo-démocrate, la tendance au national trouve un écho important dans sa circonscription. Avec de multiples sondages qui démontrent qu'une course à trois plus serrée que jamais se dessine, plusieurs électeurs attendent que le NPD ou le PLC se démarque afin d'élire un député du parti au pouvoir, affirme Emilie Taman.

«Même ceux qui ont voté longtemps pour le Parti libéral considèrent le changement. [...] On entend beaucoup à la porte:'je suis un ABC, Anyone but Conservative'.»

jpaquette@ledroit.com

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