Le vote «anti-Harper» de l'AFPC brise une tradition établie

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Paul Gaboury
Le Droit

En incitant ses membres à voter contre les conservateurs de Stephen Harper, l'Alliance de la fonction publique du Canada propose une nouvelle stratégie électorale, entre le «vote stratégique» et le «vote intelligent», qui met fin à la tradition établie des dernières élections.

«Certains appellent cela le "vote stratégique", moi je préfère parler de vote intelligent, informé. Mais, l'idée, c'est de battre les candidats conservateurs», explique Larry Rousseau, vice-président exécutif de l'AFPC pour la région de la capitale nationale.

Lors des élections précédentes, en Outaouais par exemple, le comité d'action politique de l'AFPC, appelé le CRAPPO, transmettait des questionnaires aux différents candidats de la région et dévoilait en conférence de presse lesquels méritaient un appui. La liste comptait souvent les noms de candidats de différents partis. L'AFPC avait d'ailleurs suscité de vives réactions de ses membres en appuyant des candidats souverainistes du Bloc québécois, ce qui ne plaisait pas toujours à certains membres.

Cette fois, la stratégie «tous contre Harper» de 2015 adoptée par la plupart des syndicats du secteur public fédéral se distingue et n'est pas la même au Québec que dans le reste du Canada, incluant à Ottawa.

L'AFPC-Québec est affiliée à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ). Là où il y a déjà des députés conservateurs qui ont des chances de l'emporter au Québec, la FTQ demande à ses affiliés de travailler pour les battre. En Outaouais, trois circonscriptions sont déjà représentées par des candidats néo-démocrates, alors qu'une portion de la nouvelle Argenteuil-La Petite-Nation était déjà représentée par le député NPD de Pontiac, Mathieu Ravignat.

«Là où il y a le NPD, on ne va pas travailler pour les sortir. Dans ces comtés, c'est le statu quo», a précisé M. Rousseau.

Différent à Ottawa

À Ottawa, et à l'échelle nationale, la stratégie de l'AFPC diffère, puisque les conservateurs sont présents dans cinq circonscriptions.

Dans au moins trois d'entre elles, Ottawa-Ouest-Nepean, Glengary-Prescott-Russell et Nepean, les libéraux et conservateurs auraient des chances de l'emporter. L'appui à des candidats libéraux serait possible avec le «vote stratégique», a expliqué M. Rousseau.

Rappelons que d'autres syndicats, comme l'Institut professionnel de la fonction publique et l'Association canadienne des employés professionnels jamais engagés dans une élection auparavant, ont aussi décidé de s'impliquer en demandant à leurs membres de voter contre le gouvernement Harper.

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