Jean Chrétien plonge dans la campagne électorale

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«J'ai décidé de m'en mêler un petit peu (de la campagne électorale)», a indiqué l'ancien premier ministre Jean Chrétien lors d'un rassemblement libéral à Ottawa.

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Jean Chrétien s'était fait relativement tranquille depuis son départ de la politique il y a plus de 10 ans. S'il s'est prononcé sur divers sujets depuis le début de la campagne, il l'a confirmé samedi lors d'un passage à Ottawa: il est bel et bien de retour.

Il ne sera pas candidat, mais l'ancien résident du 24 Sussex fera campagne auprès du chef libéral, Justin Trudeau.

«J'ai décidé de m'en mêler un petit peu», a indiqué M. Chrétien lors d'un rassemblement dans le bureau de campagne du député sortant d'Ottawa-Vanier, Mauril Bélanger.

«Quand on est sorti de la politique, on a une tendance à rester en dehors du débat. Mais en me promenant à travers le pays, tout le monde me demande de faire quelque chose, alors je fais de mon mieux comme citoyen. Si les gens veulent m'écouter, tant mieux; j'aurai dit ce que j'avais à dire et ça vous fera de l'ouvrage (les journalistes)», a-t-il plus tard expliqué lors d'un point de presse impromptu.

Jean Chrétien sera aux côtés de Justin Trudeau plus tard cette semaine lors d'un rassemblement à Hamilton. Il a également fait parvenir une lettre ouverte à divers quotidiens pour dénoncer la gestion des affaires étrangères du gouvernement Harper.

En point de presse samedi matin, M. Chrétien n'a d'ailleurs pas été tendre à l'égard du Parti conservateur sur leur position dans le dossier des réfugiés syriens. L'ancien premier ministre soutient qu'il faudrait prendre exemple sur l'Allemagne, qui accueillera des centaines de milliers de réfugiés d'ici la fin de l'année.

«Ils ne regardent s'ils dorment du côté gauche ou du côté droit de leur lit, ils les accueillent. Ce n'est pas ce qui arrive au Canada et ça ne fait pas partie de notre tradition. Nous avons toujours ouvert nos portes et c'est de cette façon que nous avons construit un très bon pays. Je suis très embarrassé par ça.»

Selon Jean Chrétien, il ne faut pas avoir peur de ces individus et que ces réfugiés. Il estime que par le passé, la grande majorité des réfugiés ont réussi à s'intégrer au Canada.

«Combien de Hongrois, qui sont venus 60 ans plus tôt, ont causé du tort au Canada? Nommez-m'en un. Combien de Vietnamiens? Combien de Kosovars?» illustre l'ex-leader libéral.

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