Des rapports avaient sonné l'alarme en 2006

L'enquêteur Guy Desrosiers a indiqué que le vérificateur... (Photo tirée d'une vidéo, La Presse)

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L'enquêteur Guy Desrosiers a indiqué que le vérificateur général de Montréal a révélé dès 1997 des lacunes importantes dans la surveillance des coûts des travaux publics.

Photo tirée d'une vidéo, La Presse

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Une analyse détaillée d'un échantillon de travaux d'aqueduc et d'égout à Montréal a démontré des coûts de 85,5 % plus élevés à Montréal que dans d'autres villes pour des travaux similaires.

Devant la Commission Charbonneau, lundi, l'analyste-enquêteur Guy Desrosiers a relevé la conclusion d'une autre étude qui avait sonné l'alarme sur des problèmes de concentration des contrats entre quelques entreprises ou sur des problèmes de coûts de travaux plus élevés à Montréal.

Ce rapport sur 42 projets concluait toutefois que cette proportion de 85,5 % est attribuable aussi à un contexte particulier à Montréal, comme la signalisation requise pour les travaux, un horaire de travail plus court pour libérer la voie pour les heures de pointe, les spécificités des plans et devis, l'obligation de choisir certains matériaux de remblai plutôt que les sols existants et autres.

Mais on y mentionne aussi le manque de concurrence entre les entreprises et des plans imprécis.

Les auteurs du rapport avaient remarqué qu'une autre ville pouvait payer de 372 $ à 680 $ le mètre linéaire pour une conduite achetée, installée et le site remblayé, comparativement à 690 $ à 2470 $ pour le mètre linéaire de la même conduite à Montréal.

Un autre rapport a démontré que plusieurs gestionnaires de deux services, ceux de la voirie et des projets hydrauliques, ont été informés dès 2006 des problèmes dans l'attribution des contrats qui sévissaient dans leur département respectif.

«Tous les gestionnaires de ces deux divisions-là sont au courant qu'il y a des problèmes dans l'offre des contrats à la Ville de Montréal, clairement, et c'est documenté. Et on sait ça en novembre 2006», a résumé le commissaire Renaud Lachance.

Entre autres, M. Desrosiers a noté qu'un de ces rapports de 2006 soulignait que la Ville de Montréal recevait généralement cinq ou six soumissions, pour certains travaux, alors que la Ville de Québec en recevait une dizaine.

La semaine dernière, M. Desrosiers, comptable de formation, avait souligné que des problèmes dans la gestion et l'octroi de contrats publics à Montréal avaient été soulignés dès 1997 dans un rapport du vérificateur de la Ville.

Et même si la direction des travaux publics s'étaient alors engagée à mettre en oeuvre les recommandations du rapport, cela n'avait pas été fait, sauf exception. Les seules recommandations qui avaient été mises en oeuvre sont celles portant sur les garanties sur les travaux réalisés par les entrepreneurs, avait témoigné M. Desrosiers.

L'ancien directeur de la réalisation des travaux à Montréal, Robert Marcil, doit suivre.

Plus de détails à venir.

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