Le président de Génius y va de suggestions

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Michel Lalonde

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Invité par la juge France Charbonneau à formuler des suggestions pour que les autorités publiques se prémunissent mieux contre la collusion et la corruption dans l'industrie de la construction, le président de Génius conseil, Michel Lalonde, a proposé d'employer plus d'ingénieurs à l'interne pour pouvoir demander des comptes aux ingénieurs du privé.

Le président de Génius conseil, autrefois Groupe Séguin, a poursuivi, mercredi, son témoignage devant la Commission Charbonneau, étant cette fois contre-interrogé par les avocats de l'Association des constructeurs de routes et grands travaux, du procureur général (ministère des Transports) et de la Ville de Montréal.

L'ingénieur de carrière semblait lui-même voir comme positif ce qu'il a appelé un «challenge» entre ingénieurs municipaux, par exemple, et ingénieurs conseil. Lorsque les ingénieurs du privé doivent rendre des comptes, parce qu'ils sont «challengés» par des ingénieurs à l'interne, a-t-il dit, il est plus difficile de gonfler ou exagérer des quantités de matériaux, par exemple.

Parmi ses autres recommandations, il a évidemment admis qu'à la base, il faudrait que tous réapprennent à être honnêtes, qu'ils se reprennent en main.

D'ailleurs, selon son témoignage, depuis 2009, grâce à l'escouade policière Marteau et aux reportages dans les médias, les façons de faire ont changé et les coûts sont redevenus plus raisonnables pour les contribuables.

Plus tôt dans la journée, Me Simon Bégin, l'avocat de l'Association des constructeurs de routes et grands travaux avait cherché à lui faire dire - en vain - que ce sont les ingénieurs qui sollicitaient les entrepreneurs, dans le cadre des stratagèmes qui avaient cours dans la construction, et non l'inverse.

Mais M. Lalonde a corrigé son affirmation, assurant que toutes les parties étaient parfaitement conscientes de ce qu'elles faisaient et que c'était même convivial entre elles. Toutes y trouvaient leur compte.

Contre-interrogé par Me Martin St-Jean, de la Ville de Montréal, il a d'ailleurs laissé tomber que le stratagème de corruption et de collusion entre firmes, «ça a commencé par le financement politique». Et c'est pour parvenir à faire les contributions politiques demandées que les firmes ont dû s'entendre entre elles et gonfler les prix, a-t-il déjà expliqué.

Après l'ensemble des contre-interrogatoires par les avocats des parties intéressées, la commission passera de nouveau en mode non-publication, puisqu'elle doit protéger la preuve dans les procès à venir. M. Lalonde poursuivra alors son témoignage, mais frappé d'une ordonnance de non-publication.

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