La scène municipale est-ontarienne partagée sur le budget Duncan

Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty.... (Photo: Étienne Ranger, Le Droit)

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Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty.

Photo: Étienne Ranger, Le Droit

François Pierre Dufault
Le Droit

L'ébauche budgétaire 2012 du gouvernement libéral de Dalton McGuinty suscite des réactions mitigées sur la scène municipale dans l'Est ontarien, bien que la région soit relativement épargnée par les compressions de près de 6 milliards $ annoncés mardi.

Le document plaît d'une part au maire Jim Watson parce qu'il confirme le financement de tous les grands projets d'infrastructure qu'avait déjà annoncés le clan McGuinty à Ottawa. Des enveloppes de 600 millions $ pour la première phase du projet de train léger et de 300 millions $ pour l'élargissement de deux tronçons de l'autoroute 417 sont toujours sur la table.

Le maire d'Ottawa salue également le maintien de l'entente de 1,5 milliard $ d'ici 2018 sur le rapatriement provincial des coûts de certains programmes sociaux pelletés dans la cour des municipalités, à la fin des années 1990. « Ce sont de bonnes nouvelles pour nous, à Ottawa. L'an prochain, nous verrons des dépenses de presque 5 millions $ rapatriées par la province », s'est-il réjoui, hier.

Le conseiller Bob Monette ne partage pas le même enthousiasme. « Je ne suis vraiment pas impressionné. Notre région sera durement touchée par les pertes d'emploi au niveau fédéral. La province ne semble rien faire pour nous aider à surmonter cette difficulté. C'était le temps de faire preuve de leadership. Le gouvernement a raté sa chance », a déploré l'élu du quartier Orléans, jadis pressenti par les progressistes-conservateurs.

« Les libéraux auraient dû s'asseoir avec les partis d'opposition et discuter. Ils ont refusé de le faire. Voilà le résultat. Un résultat qui laisse encore beaucoup de place à l'amélioration », a fustigé M. Monette.

Le sort de l'hippodrome Rideau-Carleton inquiète aussi les élus municipaux à Ottawa. Le conseiller Doug Thompson s'est d'ailleurs rendu à Queen's Park, lundi, pour protester contre le retrait des machines à sous de la Société des loteries et des jeux, l'OLG, des 17 hippodromes de la province. Il craint que cette décision ne tue l'industrie des courses de chevaux.

Avec Samuel Blais-Gauthier

Plus de détails dans l'édition du 29 mars ou sur ledroitsurmonordi.ca

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