Paris entre détermination et inquiétude

Les wagons du métro étaient pleins à l'heure... (Agence France-Presse)

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Les wagons du métro étaient pleins à l'heure de pointe, les magasins étaient ouverts et les travailleurs faisaient la file pour s'acheter des sandwichs ou pour manger sur les terrasses.

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Jill Lawless
La Presse Canadienne

Après une fin de semaine d'horreur, Paris retourne peu à peu au travail, lundi, avec détermination mais inquiétude.

Les wagons du métro étaient pleins à l'heure de pointe, les magasins étaient ouverts et les travailleurs faisaient la file pour s'acheter des sandwichs ou pour manger sur les terrasses.

Mais Paris est maintenant une ville parsemée de mémoriaux de fortune: des tapis de fleurs et de chandelles, des photos des victimes et des notes écrites à la main près des endroits où des terroristes ont fauché la vie de 129 personnes qui profitaient d'un beau vendredi soir d'automne en ville.

Les Parisiens se sont arrêtés au cours de la journée pour rendre hommage aux victimes, plusieurs d'entre eux promettant que la ville allait demeurer comme elle était - sensuelle, tolérante et la métropole de l'imagination du monde.

À la Place de la République au coeur de la ville, un monument était entouré de fleurs, de chandelles et de notes. Des cartes écrites à la main en français, en anglais, en polonais et en vietnamien avaient été déposées - une manière de se souvenir que Paris est une ville que le monde a porté à son coeur.

«L'amour vaincra», pouvait-on lire sur une affiche - un voeu, ou peut-être un souhait, pour la ville de l'Amour.

«J'ai peur, mais pas assez pour rester à la maison à ne rien faire, a dit Stéphanie Cohen, une employée d'une banque en banlieue de Paris. Nous devons prier et nous dire que nous allons vivre davantage.»

D'autres étaient inquiets que les attaques changent Paris pour toujours.

«J'étais à New York lorsque les attentats du 11 septembre sont survenus, et pour vous dire la vérité, ça a changé ma vie, a raconté Gary Berrios, un étudiant originaire de New York. Ça a changé la vie de tout le monde. Nous ne voyons pas le monde de la même manière.»

À l'extérieur du théâtre Bataclan, où 89 personnes sont décédées lorsque les assaillants ont ouvert le feu sur de jeunes amateurs de musique, une bannière sur laquelle était écrit «La liberté est un monument indestructible» avait été installée.

Devant les bars et les restaurants où des dizaines d'autres sont morts, des résidants ont fait une pause pour déposer des fleurs, allumer des chandelles ou simplement observer un moment de silence. Alors que la routine tentait de reprendre sa place, Paris était une ville de centaines de prières silencieuses.

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