Un Gatinois évite le pire

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Investigating police officers are pictured outside the Stade de France stadium after an international friendly soccer match France against Germany, in Saint Denis, outside Paris, Friday Nov. 13, 2015. During the first half of France's soccer match against Germany on Friday, two explosions went off nearby. French President Francois Hollande declared a state of emergency and announced that he was closing the country's borders. (AP Photo/Michel Euler)

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L'horreur, on peut dire sans se tromper que le Gatinois Jean-Sébastien Barbeau l'a frôlé de justesse. Étudiant au doctorat en journalisme à Paris depuis deux ans, il habite dans un appartement situé à quelques centaines de mètres de la salle de spectacles Le Bataclan, un endroit qui s'est transformé en bain de sang.

Comme le reste de la population française, le jeune homme de 29 ans croyait bien que cette soirée du vendredi 13 était des plus banales, lui qui s'affairait vers 2 h (heure de Paris) à terminer la rédaction de sa thèse de doctorat dans un laboratoire de recherche de l'Université Paris 2.  Il a entendu plusieurs sirènes d'urgence quand il a quitté l'institution située dans le quartier Montparnasse, au sud-ouest de la capitale française. Mais jamais il ne s'est imaginé qu'un tel carnage venait d'avoir lieu.

«C'est en rentrant dans le métro qu'une dame m'a demandé s'il était vrai qu'une fusillade avait éclaté, mais je ne savais pas trop, car je n'ai pas de téléphone intelligent. Mais rapidement, j'ai fini par comprendre un peu ce qui se passait. Quand j'ai dû faire le changement de ligne pour rentrer chez moi, on a annoncé que les deux prochaines stations n'étaient pas desservies. Je n'en avais pas trop envie, mais j'ai dû marcher. Il y avait la Croix-Rouge, les pompiers, la police et les ambulanciers qui se dirigeaient tous dans la même direction, vers Le Bataclan. Une fois à la maison vers 23h, quand j'ai compris que les attaques avaient eu lieu à autant d'endroits, ç'a commencé à être plus stressant», raconte-t-il. 

Plus troublant encore, M. Barbeau avoue qu'il était attablé au restaurant Le Petit Cambodge, où plusieurs victimes sont tombées sous les balles des tireurs, pas plus tard que la semaine dernière. Et la rue Charonne, ciblée par les terroristes, est à quelques pâtés de maisons de chez lui.

Sans attendre, il a rédigé un message sur Facebook pour rassurer ses proches et amis, précisant qu'il était en sécurité à la maison. Sa coloc, elle, était en «état de panique», dit-il. 

En janvier dernier, lors de la tragédie du Charlie Hebdo, l'étudiant était en vacances en Outaouais. Et lors des attentats à Ottawa, trois mois plus tôt, il était à Paris. Or, cette fois, il s'est retrouvé au coeur des événements. 

Relativement calme dans les circonstances, il a avoué lors d'un entretien téléphonique que l'adrénaline qui l'envahissait lui ferait fort probablement passer une nuit blanche. 

«L'hiver dernier, tout le monde disait qu'on avait gagné et qu'on se montrerait fort. Sauf que là, disons que la claque fait vraiment mal», conclut-il.

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