La vie est belle pour Marc Bureau

Pierre Bergeron
Le Droit

Petit à petit, les choses tombent en place pour Marc Bureau. La signature d'une entente sur l'équité salariale avec les cols blancs vient clore un autre chapitre des relations qui, jusqu'à présent, ont marqué son administration.

Le financement du Centre multifonctionnel se ficelle et les pépines seront bientôt à l'oeuvre. Depuis quelque mois, les sources de tension se sont amenuisées. Ce n'est pas la joyeuse harmonie car il y a encore de profondes tensions entre certains membres du conseil, comme les conseillers Stefan Psenak et Alain Riel à ne pas inviter au même party.

Pas même l'arrivée d'un parti politique ne semble déranger. On assistera bientôt à sa fondation. S'il y a des tensions, c'est bien davantage contre la pertinence d'un parti que sur les orientations de son programme. La plupart des membres du conseil approuverait ce document même s'il porte incontestablement la signature de Maxime Pedneaud-Jobin. Tout y est question d'accent: un peu plus de décentralisation au profit des centres de services, un peu moins d'automobiles, un peu plus de milieu de vie et de développement durable, un peu moins d'étalement urbain... dans la mesure où cela ne nuit pas aux anciennes municipalités et à leurs centres-villes.

Marc Bureau ne serait pas du tout mal à l'aise à prôner de telles orientations. Je ne crois pas qu'il y aura de grands débats si ce n'est la polarisation naturelle entre les fidèles au maire et les cinq qui se sont déjà identifiés au futur parti: outre Pedneaud-Jobin, Luc Angers, Mireille Apollon, André Laframboise et Stefan Psenak.

Les projets en marche et les grands dossiers réglés, je ne serais nullement étonné de voir M.Bureau se représenter et profiter de sa notoriété tranquille et de la présence de Tony Cannavino pour obtenir un nouveau mandat. L'argument en faveur du futur parti municipal, c'est la volonté de changement dans la mesure où elle s'incarnera à la fois dans une candidature crédible à la mairie, vraisemblablement celle de M.Pedneaud-Jobin, et un ras-le-bol peu probable à moins d'une grande dérive démocratique.

Prolongation

Le contrat du directeur général de Gatineau, Robert Weemaes, a été prolongé. Personne n'a déchiré sa chemise. Franchement, cela me laisse pas mal indifférent car les relations que j'ai avec le directeur général sont... inexistantes. Les fois où j'ai croisé son regard, j'ai eu l'impression que j'étais... inexistant. Le regard est fuyant. Même pas un signe ou un geste de socialisation ou de connivence. C'est probablement moi qui suis gêné. Un employé me confiait que lorsqu'il rencontrait M.Weemaes dans un ascenseur, ce dernier ne le saluait même pas. Je ne suis donc pas seul.

Il y a quelques mois, j'ai été informé qu'il y avait de la grogne dans les milieux municipaux à l'endroit du directeur général. La communication avait même un ton alarmiste et remettait sa gestion en cause. Il lui était alors reproché des lacunes de gouvernance, en particulier dans le dossier de l'urbanisme et des centres de service ainsi que son manque de leadership.

Il semble bien que les conseillers n'en ont pas eu vent car ils ont renouvelé son contrat jusqu'en 2015 dans un bel exercice de rubber stamping bien dissimulé en pleine vue du public dans les ajouts, à la toute fin de la réunion, au moment où la salle s'est vidée de ses citoyens et que les journalistes préparent leurs mêlées de presse.

Consultation

Ainsi, au conseil du 29 mai dernier, le dernier article de la section des ajouts s'intitulait: «Prolongation du contrat de travail du directeur général de la municipalité». Contrairement à bien des résolutions, celle-ci a l'avantage d'être claire. Elle a été votée machinalement et unanimement sur proposition du conseiller Denis Tassé avec l'appui du conseiller Riel... juste après l'approbation d'une «aide financière» pour remplacer la barge des Grands Feux qui a coulé dans son rangement hivernal et que la résolution appelle une «nouvelle structure maritime».

C'est pourquoi j'applaudis au projet du bureau de l'ombudsman de se pencher sur «les façons d'impliquer les citoyens et les organismes dans l'élaboration, la réalisation et le suivi de projets». Les citoyens et les organismes ont jusqu'au 15 juin pour remplir un questionnaire sur le sujet.

Dans ses grandes orientations, le futur parti municipal désire «revoir en profondeur les processus municipaux de participation citoyenne: les consultations publiques, le fonctionnement des commissions municipales ainsi que celui du conseil. Nous voulons consolider la place du citoyen dans nos institutions, renforcer nos liens avec nos partenaires, simplifier l'accès à l'information, favoriser le débat public et mobiliser la population autour des projets municipaux.»

On ne saurait si bien dire.

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