Le mot de la fin

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin, qui était le premier... (Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil)

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Le maire Maxime Pedneaud-Jobin, qui était le premier à s'exprimer devant les parlementaires, a reçu un accueil très favorable des libéraux... et même des députés des deux oppositions.

Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil

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CHRONIQUE / Vous êtes tannés, que dis-je, écoeurés d'entendre parler de l'aréna Guertin ? Réjouissez-vous, bon peuple de Gatineau. La saga tire à sa fin.

Bien des gens se demandaient si le gouvernement libéral allait entériner l'entente survenue sans appel d'offres entre la Ville de Gatineau et son partenaire Vision Multisports Outaouais (VMSO) pour la construction d'un complexe multiglaces de 104 millions sur le boulevard de la Cité.

La question était d'autant plus pertinente que dans le contexte de l'après-commission Charbonneau, le gouvernement de Philippe Couillard se retrouve constamment sur la sellette pour des questions d'éthique. Est-ce que les libéraux accepteraient de consentir une exception à Gatineau au risque de s'attirer les foudres de l'opposition ?

Et bien la réponse est... oui.

Et ce fut clair dès le début de cette commission parlementaire rassemblée à Québec, mercredi soir, pour étudier le projet de loi d'intérêt privé 227 destiné à protéger de toute contestation légale l'entente survenue entre la Ville de Gatineau et son partenaire VMSO.

De toute évidence, il y a du lobby qui s'est fait à Québec pour bien expliquer le protocole d'entente négocié à Gatineau. Le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, semblait très au fait du dossier. Dès ses remarques préliminaires, il a encensé la façon de faire retenue par Gatineau pour doter son club de hockey junior d'un amphithéâtre neuf, en soulignant les « avantages financiers » qu'il procurera aux contribuables. 

Quant au député libéral de Chapleau, Marc Carrière, il a défendu le projet de loi qu'il parrainait comme il avait promis de le faire, insistant lourdement sur le fait que tout l'argent public investi dans le projet, soit près de 80 millions, serait octroyé par le biais d'appels d'offres.

Tout ça pour dire que le maire Maxime Pedneaud-Jobin, qui était le premier à s'exprimer devant les parlementaires, a reçu un accueil très favorable des libéraux... et même des députés des deux oppositions. Martin Ouellet du PQ et Mario Laframboise de la CAQ, ont félicité le maire pour le « nouveau modèle » de partenariat entre les villes et les équipes de hockey que son conseil a entériné et qui pourrait faire école au Québec.

Bref, le maire a dû passer une bien belle soirée dans la Vieille capitale. Il a joué gros en pariant que Québec allait le suivre dans sa façon de régler le dossier Guertin. En comparaison, les opposants au projet, qui avaient eux aussi fait le voyage jusqu'à Québec pour prendre la parole en commission parlementaire, ont passé une soirée difficile...

Pour les candidats à la mairie, Denis Tassé et Sylvie Goneau, de même que pour les conseillères Denise Laferrière et Louise Boudrias, l'enjeu était de semer le doute sur la légalité et la transparence du processus retenu par l'administration Pedneaud-Jobin. De toute évidence, ils ont échoué. Denis Tassé s'est enfargé dans ses explications concernant la proposition des Sénateurs d'Ottawa. Quant à Sylvie Goneau, sa comparaison douteuse entre une femme qui ne peut être à moitié enceinte et l'octroi de contrats municipaux n'a convaincu personne.

Maintenant, le ministre Martin Coiteux avait réservé une petite surprise pour tout le monde. Il a proposé un amendement au projet de loi privé pour que l'entente entre Gatineau et VMSO soit soumise à un processus référendaire.

Tout le monde, du maire Pedneaud-Jobin aux opposants au projet, a bien été obligé d'admettre que l'idée avait du bon. Quel politicien oserait dire que vous, le bon peuple de Gatineau, n'aurez pas le mot de la fin ?

Ceci dit, pour déclencher un référendum sur le projet du nouveau Guertin, il faudrait que 14 300 citoyens signent un registre d'opposition. Un scénario hautement improbable dans la mesure où les Gatinois ne veulent qu'une chose : en finir au plus vite de la saga Guertin et ne plus jamais en entendre parler.




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