On se plaint pour rien

Selon le CAA, la région n'est pas trop... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Selon le CAA, la région n'est pas trop à plaindre pour ce qui est de la congestion routière.

Patrick Woodbury, Le Droit

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CHRONIQUE / C'est de bon ton de chialer contre le trafic quand on se retrouve coincé à l'heure de pointe sur l'autoroute 50 ou la 417. Mais apparemment, on se plaint pour rien dans la région d'Ottawa-Gatineau.

À preuve, cette nouvelle étude réalisée pour le compte du CAA qui compare entre elles les grandes agglomérations d'Amérique du Nord du point de vue de la congestion routière sur les autoroutes.

La région n'est pas trop à plaindre dans cette étude qui prend en compte le temps perdu dans le trafic, le coût économique de la congestion, de même que le prix à payer du point de vue de l'environnement.

À la lecture du document, on réalise que nos petits bouchons sur la 417 ou sur la 50 n'ont strictement rien de comparable aux énormes embouteillages qui se forment chaque jour sur la 401 à Toronto ou sur la 40 à Montréal.

Même que nos embouteillages régionaux deviennent carrément insignifiants quand on les compare aux gigantesques goulots d'étranglement qui paralysent de grandes villes américaines comme Chicago, New York ou Boston.

De fait, le pire point de congestion de toute l'Amérique du Nord se trouve sur l'Interstate 90 à Chicago. La vitesse moyenne aux heures de pointe y chute sous les 30 km/h, avec des retards qui coûtent 543 millions par année à la métropole de l'Illinois.

Au Canada, la palme de la congestion routière revient à un tronçon de la route 401 qui traverse la portion nord de Toronto. Il occasionne des retards évalués à 82 millions par année à l'économie de la Ville-Reine.

Mention «honorable» à l'autoroute 40 à Montréal qui arrive au 3e rang du palmarès avec 2 millions d'heures perdues dans le trafic pour les automobilistes!

Quand on se compare, on se console.

Parce qu'aucun des points de congestion identifiés dans la région d'Ottawa-Gatineau ne figure dans le top-20 du classement.

Les plus gros embouteillages se produisent sur le tronçon de l'autoroute 417 entre les rues O'Connor et Bayswater. 

On parle de retards cumulatifs de 127 000 heures par année et des coûts économiques de 3,2 millions.

L'autre point de congestion de la région se situe sur la promenade Vanier entre l'autoroute 417 et le chemin Montréal.

Sur ce dernier tronçon, on évalue les retards à 106 000 heures par année pour des coûts économiques de 2,7 millions.

C'est appréciable, mais rien de dramatique à l'échelle nord-américaine.

La vérité, c'est que nous sommes privilégiés dans la région d'Ottawa-Gatineau.

Dans l'étude, on apprend que la grande région de la capitale fédérale compte 260 kilomètres d'autoroutes sur son territoire.

C'est deux fois plus de kilométrage qu'à Vancouver, une métropole qui compte pourtant une population deux fois supérieure à la nôtre.

En plus d'un réseau autoroutier bien développé, Ottawa-Gatineau profite depuis quelques années des investissements massifs dans le Rapibus, dans le train léger et dans le réseau cyclable. 

Autant de mesures qui contribuent à décongestionner les routes.

On se plaint le ventre plein...

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