Prédictions pour 2017

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On dit que Lawrence Cannon devait prendre la période des Fêtes pour réfléchir à son avenir politique et décider s'il briguera la mairie de Gatineau.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / Dans les villes du Québec, 2017 sera une année électorale. La grande question qui se pose à Gatineau, c'est de savoir si une grosse pointure osera se mesurer au maire sortant Maxime Pedneaud-Jobin.

Mon avis? À moins qu'un candidat vedette comme Lawrence Cannon décide de se présenter à la dernière minute, M. Pedneaud-Jobin se dirige tout droit vers une réélection facile en novembre prochain.

On dit que M. Cannon devait prendre la période des Fêtes pour réfléchir à son avenir politique et décider s'il briguera la mairie de Gatineau à la fin de son mandat comme ambassadeur du Canada à Paris, le printemps prochain.

Dans la région, nombreux sont ceux qui aimeraient voir l'ancien ministre conservateur donner la réplique à M. Pedneaud-Jobin. Et nul doute que si M. Cannon tentait sa chance à la mairie de Gatineau, cela donnerait une course intéressante.

Mais même pour un candidat connu comme M. Cannon, il commence à se faire tard pour une course à la mairie. À supposer que le poste l'intéresse, ce qui est loin d'être acquis.

Un sondage aurait été mené, en coulisses, pour mesurer les chances de M. Cannon de l'emporter face à M. Pedneaud-Jobin. Je n'ai pas eu vent des résultats. Mais on saura bien assez vite s'ils ont su convaincre M. Cannon de sauter dans l'arène!

Chose certaine, le maire Pedneaud-Jobin semble bien en selle après plus de trois ans au pouvoir. Malgré ses difficultés à régler le dossier Guertin, il mène son navire sans trop soulever de vagues et donne peu de prise aux critiques de ses adversaires.

Même si elle a beaucoup amélioré la qualité de ses interventions, je vois mal la conseillère Sylvie Goneau, seule candidate à la mairie déclarée jusqu'ici, représenter une quelconque menace pour M. Pedneaud-Jobin. En tout cas, elle n'est jamais parvenue à l'ébranler réellement.

Le nombre de meurtres a triplé en moins... (Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit) - image 2.0

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Le nombre de meurtres a triplé en moins d'un an à Ottawa.

Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit

Le nombre de meurtres a triplé en moins d'un an à Ottawa, faisant mentir la réputation de ville tranquille et un peu ennuyeuse de la capitale canadienne. Avec 24 homicides sur son territoire en 2016, Ottawa a même surpassé Montréal au triste palmarès des villes les plus meurtrières du pays. J'aimerais être optimiste, mais j'ai l'impression que cette tendance ne s'éteindra pas de sitôt.

D'accord, Ottawa n'est pas Chicago où on a répertorié plus de 700 homicides en 2016!

En même temps, Ottawa est une ville en pleine croissance, une réalité qui vient avec des avantages et des inconvénients comme la présence des gangs.

La police d'Ottawa a beau consacrer de plus en plus de ressources pour lutter contre les bandes criminalisées, ce n'est pas un fléau dont on viendra facilement à bout. 

Pour l'instant, on rassure la population en disant que la majorité des meurtres et des fusillades est reliée aux guerres de gangs et que le grand public n'est pas visé par ces explosions de violence.

L'illusion durera jusqu'à ce qu'une balle perdue tue un innocent et vienne réveiller pour de bon l'opinion!

Le maire d'Ottawa, Jim Watson... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit) - image 3.0

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Le maire d'Ottawa, Jim Watson

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

Il me semble que le 150e anniversaire de la Confédération était une occasion inespérée de faire d'Ottawa la capitale bilingue d'un pays bilingue. Mais de toute évidence, ça ne se produira pas.

L'initiative Ottawa bilingue a bien tenté de faire avancer la cause du bilinguisme officiel au cours de la dernière année. Pourtant, le maire Jim Watson continue de marteler que la politique actuelle du bilinguisme marche bien et qu'on n'a pas besoin de l'enchâsser dans une loi contraignante.

Quant aux politiciens des autres paliers de gouvernement, ils se disent tous en faveur du bilinguisme - avant d'ajouter que la décision finale revient à la Ville d'Ottawa. On n'avance guère!

Cet immobilisme est d'autant plus difficile à comprendre qu'une majorité d'Ottaviens (67%) souhaitent habiter une ville bilingue, selon un sondage Nanos mené en juillet dernier.

Faut croire que la population saisit mieux que ses politiciens la richesse potentielle d'une capitale officiellement bilingue, tant en termes de tourisme que d'investissements étrangers.

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