L'Outaouais espérait mieux pour l'UQO

CHRONIQUE / C'est révoltant, il n'y a pas d'autre mot. (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / C'est révoltant, il n'y a pas d'autre mot.

L'Université du Québec en Outaouais ne touchera pas un seul sou du programme fédéral de subventions destiné aux infrastructures d'enseignement supérieur du Québec.

Pas une cenne sur les 460 millions qui étaient disponibles pour le Québec!

C'est d'autant plus frustrant que de l'autre côté de la rivière, à peu près toutes les institutions d'enseignement postsecondaire ont eu droit à leur part du gâteau fédéral, de La Cité collégiale aux universités d'Ottawa et de Carleton.

Pendant que la Cité peut envisager la construction d'un nouveau pavillon de 29 millions, dont 7,8 millions proviennent du fédéral, l'UQO, bredouille, en est réduite à lécher ses plaies...

L'UQO est pourtant l'université la plus sous-financée au Québec, si ce n'est au Canada. C'est une réalité bien documentée ces dernières années par l'Alliance pour la cause de l'enseignement supérieur en Outaouais.

Si le fédéral n'est pas là aujourd'hui pour répondre à l'appel de l'UQO, alors que les montants sont disponibles en abondance, c'est à se demander s'il le sera jamais.

Encore une fois, il s'en trouvera pour répéter que l'Outaouais est à la fois trop loin de Québec et trop proche d'Ottawa pour obtenir sa juste part des investissements publics. Difficile de les contredire à la lumière de ce qui vient de se passer!

Le refus d'Ottawa est d'autant plus difficile à concevoir que les députés libéraux fédéraux de la région ont pris fait et cause pour la cause de l'enseignement supérieur en Outaouais lors de la dernière campagne électorale. Ç'aurait été quoi pour eux de consentir 15 ou 20 millions à l'UQO?

Surtout que le représentant de Hull-Aylmer, Greg Fergus, répète à qui veut l'entendre qu'il serait en mesure d'aller chercher des millions dans les coffres du fédéral pour financer le passage d'un tramway dans l'ouest de Gatineau.

C'est bien beau, mais en attendant, M. Fergus et ses collègues n'ont pu obtenir les 25 millions réclamés par l'UQO pour unifier son campus sur le boulevard Taché - un investissement qui, comme le tramway, aurait eu des retombées durables et positives pour toute la région.

L'UQO a probablement sa part de blâme à assumer dans toute l'affaire. Avec son parti pris résolument en faveur des sciences sociales, elle ne cadrait peut-être pas tout à fait avec le programme fédéral d'infrastructures.

On l'a vu à la lumière des annonces faites dans la région de Montréal, le gouvernement Trudeau a voulu favoriser des secteurs où le Canada est appelé à devenir un chef de file, comme l'intelligence artificielle et le «big data».

Cela dit, le député fédéral Steve MacKinnon a beau relancer la balle au gouvernement du Québec, il reste que son gouvernement n'a pas été au rendez-vous dans le dossier du développement de l'UQO. 

Alors que Québec, de son côté, a identifié le projet de l'UQO comme prioritaire et mis 20 millions de côté pour la financer.

Soulignons quand même qu'Ottawa a consenti une somme de 1,3 million au cégep de l'Outaouais pour la construction d'un nouveau centre de recherche et d'innovation. Une bien maigre consolation pour une région qui espérait en obtenir beaucoup plus.

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