Encore une fois, tout dépend de Québec

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Voici une image de ce qui pourrait être le futur aréna Guertin à Place de la Cité, dans le secteur Gatineau.

Courtoisie

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CHRONIQUE / Je comprends les citoyens de Gatineau d'être écoeurés d'entendre parler de Guertin. Ils veulent juste que ça se règle une bonne fois pour toutes et passer à autre chose!

Or il devient de plus en plus évident que c'est le gouvernement du Québec qui aura le dernier mot de cette foutue saga qui n'en finit plus de finir... un peu comme celle de la Guerre des Étoiles, tiens !

Si la majorité des députés de l'Assemblée nationale entérinent le projet de loi d'intérêt privé adopté mercredi par le conseil municipal, la construction d'un nouvel amphithéâtre devrait aller de l'avant.

Je dis bien « devrait » parce qu'il y a eu trop de surprises et de dénouements inattendus dans ce dossier pour que je me risque à être catégorique. La prudence m'incite à utiliser le conditionnel...

Et ce ne sera pas la première fois que le dénouement du dossier Guertin dépendra d'une décision prise à Québec. 

Rappelez-vous le fameux partenariat public-privé des Olympiques de Gatineau en 2009. L'ex-ministre Nathalie Normandeau, alors aux Affaires municipales, avait opposé son veto sous prétexte que l'administration de l'ancien maire Marc Bureau avait choisi son partenaire sans aller en appel d'offres. Il avait tout fallu reprendre de zéro.

Or cette fois-ci encore, la Ville de Gatineau a choisi de négocier avec un partenaire sans passer par une demande de soumissions en espérant que la réponse de Québec lui sera plus favorable.

L'administration du maire Maxime Pedneaud-Jobin fait le pari qu'à la fin, l'Assemblée nationale approuvera l'entente à survenir entre la Ville de Gatineau et Vision Multisports Outaouais pour la construction et la gestion du futur amphithéâtre de 4000 sièges assorti de 3 glaces communautaires, en bordure du boulevard de la Cité.

C'est un pari risqué dans la mesure où l'humeur des 125 députés qui siègent à l'Assemblée nationale dépend du climat politique du moment. De demander au gouvernement Couillard d'approuver un « modèle gatinois » qui va à l'encontre de lois en vigueur au Québec, alors qu'il est régulièrement embarrassé par des questions d'éthique, est pour le moins... hasardeux.

Pour que ça ait des chances de se produire, il faudra qu'à Québec, on sente un consensus fort autour du projet ficelé par l'administration du maire. Et de ce côté, il reste du travail à faire.

Parmi la majorité de conseillers gatinois qui ont voté en faveur du projet de loi privé, mercredi, plusieurs confessent avoir des doutes sur le bien-fondé de la démarche.

Même s'il a voté avec le maire, le conseiller Maxime Tremblay a confié qu'il se rangeait dans la catégorie des  « arénas-sceptiques » et qu'il pourrait bien changer de camp advenant de nouveaux développements dans le dossier des arénas à Gatineau.

Quant aux députés libéraux de l'Outaouais, on ne les sent pas particulièrement enthousiastes face à la démarche du maire qu'ils commentent généralement du bout des lèvres. Le député de Chapleau, Marc Carrière, a tout de même accepté de devenir le « parrain » du projet de loi d'intérêt privé qu'il déposera à l'Assemblée nationale.

Le maire l'a encore dit mercredi, il veut « réinventer » le modèle de partenariat entre les villes et les équipes de la LHJMQ, afin d'assurer l'avenir des Olympiques à Gatineau sans que ça coûte une fortune aux contribuables.

C'est un objectif louable, mais pas mal plus compliqué à atteindre dès lors qu'on cherche à éviter la filière habituelle des appels d'offres.

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