Voir les bons coups

L'homme d'affaires Joël Branchaud, que l'on aperçoit ici... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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L'homme d'affaires Joël Branchaud, que l'on aperçoit ici avec l'ex-hockeyeur de la LNH Daniel Brière lors d'une annonce en 2012. Tous deux ont vu leur nom de famille être associé au Complexe Branchaud-Brière.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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CHRONIQUE / L'homme d'affaires Joël Branchaud a beau avoir des intérêts dans la grande ville de Gatineau, son coeur demeure branché à Maniwaki, là où tout a commencé pour sa famille d'entrepreneurs.

Avec ses frères Louis-Arthur et André, Joël Branchaud est l'héritier de Meubles Branchaud, un commerce fondé à Maniwaki par son père Jean-Claude en 1959.

Si le patriarche a bâti les fondations, ce sont les trois fils qui ont planifié l'expansion du commerce familial, devenu aujourd'hui une institution dans la vallée de la Gatineau.

Le slogan « Le coq des prix » est devenu aussi celui de la famille qui a vu son empire s'agrandir à sept magasins, deux centres de liquidation et deux centres du couvre-plancher en Outaouais, en Abitibi et dans les Hautes-Laurentides.

Des trois frères Branchaud, Joël est peut-être le plus connu. Maire de Bois-Franc pendant huit ans, il a aussi présidé la campagne électorale de la députée libérale Stéphanie Vallée, en 2007.

Cet ex-hockeyeur, qui a joué Junior AA, s'est retrouvé à l'avant-scène lorsque Meubles Branchaud a associé son nom au nouveau complexe sportif Branchaud-Brière à Gatineau, en 2013.

D'ailleurs, M. Branchaud raconte que lorsqu'il a approché les promoteurs du projet, c'était simplement pour leur offrir de meubler l'édifice et de faire les couvre-planchers... « Mais eux m'ont demandé d'en faire plus », dit-il, soit d'associer le nom de Branchaud au futur complexe pour 15 ans en échange d'une contribution financière.

« C'était une proposition beaucoup plus ambitieuse que je ne l'envisageais. Et moi, je ne voulais pas voler la vedette au hockeyeur Daniel Brière qui était associé depuis le début au projet. J'ai fait une contre-proposition pour attacher le nom de Brière au nôtre. Tout en aidant les jeunes, c'était un bon coup de publicité pour nous. C'est dire, des gens appellent parfois au magasin pour louer des heures de glace ! » rigole-t-il.

•••

Même si Meubles Branchaud a des intérêts en ville, Joël Branchaud demeure résolument un gars de Maniwaki. Il n'a jamais songé à quitter la ville où il a fait ses premières armes au sein de l'entreprise familiale.

Il ne se fait pas prier pour vanter les attraits de la Haute-Gatineau. « On a une belle région, avec de beaux golfs, de beaux lacs, avec une belle réserve indienne bien gérée. Mais on a de la misère à se vendre », regrette-t-il. Au journal local La Gatineau, il confiait récemment trouver qu'« on ne rêve pas assez et qu'on manque d'ambition en Haute-Gatineau ».

Que voulait-il dire au juste ?

Quand l'économie des régions est frappée de plein fouet, les gens ont tendance à se tourner vers la ville, poursuit-il. Ils ont l'impression qu'il y a de meilleurs emplois là-bas, qu'ils vont y payer moins cher pour leurs produits de consommation. « Mais pour l'avoir vérifié, c'est faux ! », dit-il, ajoutant qu'il vend ses meubles au même prix à Gatineau et Maniwaki.

Par contre, il en a long à dire contre la réforme de la santé du ministre Gaétan Barrette qui a fait disparaître des postes de cadres en région. L'hôpital de Maniwaki n'a pas échappé au couperet. « Le rapatriement des cadres de la santé, c'est néfaste pour les régions. De gros salaires disparaissent de nos communautés. Le gouvernement n'économise pas une cenne avec ça dans les centres ruraux », s'insurge M. Branchaud.

Malgré tout, il voit des signes encourageants en Haute-Gatineau. Depuis un an, Lousiana Pacific et Résolu, deux gros employeurs de la région, ont réduit les fermetures sporadiques. Et ça se sent dans l'humeur des gens.

Joël Branchaud ne cache pas son admiration pour Alain Bouchard, le fondateur de la chaîne Couche-Tard, qui est parti de zéro pour fonder un vaste empire de dépanneurs valant plusieurs milliards aujourd'hui.

Il faut s'inspirer du « mélange d'opportunisme et de cran » qui a fait le succès de cet entrepreneur, insiste Joël Branchaud, et donner une chance aux jeunes entrepreneurs de la Haute-Gatineau.

« Moi, je suis positif. Les régions existeront toujours. Mais on n'arrive à rien si on est négatifs. Il faut voir nos bons coups. Dans le fond, le succès dépend beaucoup de l'attitude des gens. »

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