Le fantasme Cannon

Lawrence Cannon à la mairie de Gatineau, c'est... (Photothèque Le Soleil)

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Lawrence Cannon à la mairie de Gatineau, c'est le rêve - que dis-je, le fantasme - d'une partie de l'establishment local.

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CHRONIQUE / Lawrence Cannon à la mairie de Gatineau?

J'ai de la misère à y croire, comme chaque fois que cette rumeur refait surface. À 14 mois des prochaines élections municipales, la voilà repartie, cette rumeur, cette fois répercutée par le 104,7 FM.

Cannon à la mairie, c'est le rêve - que dis-je, le fantasme - d'une partie de l'establishment local. S'il devait se présenter, l'ancien ministre des Affaires étrangères rallierait d'un seul coup presque tout ce qui n'est pas Action Gatineau. Aucun doute qu'il ferait une chaude lutte au maire actuel, Maxime Pedneaud-Jobin.

En fait, si Cannon se présentait, on aurait peut-être droit à la campagne la plus passionnante depuis le choc Yves Ducharme-Robert Labine en 2002. Deux gros canons, deux politiciens habiles et expérimentés, croiseraient le fer à Gatineau. Peu importe qui l'emporterait, la population sortirait gagnante d'un affrontement pareil.

La seule présence d'une grosse pointure comme Lawrence Cannon forcerait les candidats moins connus à reconsidérer leur candidature. Jusqu'ici, seule la conseillère Sylvie Goneau a annoncé son intention de briguer la mairie contre Maxime Pedneaud-Jobin en 2017. Connaissant Mme Goneau, pas sûr qu'elle accepterait de mettre en veilleuse ses ambitions à la mairie pour céder la place à deux candidats, masculins de surcroît. En restant, elle risquerait cependant de jouer le jeu de Maxime Pedneaud-Jobin puisqu'une course à trois favorise généralement le maire sortant...

Mais on n'en est pas là!

Jusqu'à maintenant, Lawrence Cannon lui-même garde le silence sur ses intentions, sans doute soumis à la réserve que lui impose son poste d'ambassadeur du Canada à Paris.

En théorie, son mandat de 5 ans dans la capitale française se terminera au mois de mai 2017. Cela lui laisserait donc un peu moins de 6 mois pour organiser une campagne à la mairie de Gatineau. C'est peu de temps, mais jouable dans le cas de M. Cannon qui peut compter sur une grande notoriété.

Encore faut-il que M. Cannon ait le goût de revenir à Gatineau. Originaire de Québec, il confiait récemment à un de mes collègues du Soleil que s'il vivait à Paris, son coeur était toujours dans la Vieille Capitale où des rumeurs le renvoient régulièrement.

D'autres se demanderont pourquoi un homme comme M. Cannon, qui a occupé les postes les plus prestigieux tant au provincial qu'au fédéral, viendraient se jeter dans la gueule du loup. La mairie de Gatineau est bien souvent un emploi ingrat et prenant, soumis à la critique constante.

Vous savez quoi? Pour avoir suivi le parcours de M. Cannon alors qu'il était président de la corporation du bicentenaire de Hull en 2000, puis conseiller municipal de Gatineau de 2002 à 2005, je le verrais très bien s'amuser dans la chaise du maire de Gatineau.

Même s'il a frayé dans les plus hautes sphères du gouvernement, M. Cannon est toujours demeuré un homme facile d'approche. Il aime le monde. Je pense qu'il a apprécié son passage sur la scène municipale où il a notamment présidé la Société de transport de l'Outaouais.

S'il devenait maire de Gatineau, M. Cannon pourrait même retrouver ses potes Denis Coderre et Régis Labeaume avec qui il formerait un triumvirat de choc à la tête de trois des quatre villes les plus populeuses du Québec.

Mais bon, pour l'instant, ce ne sont que des rumeurs, rien que des rumeurs...

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