Aimer avoir peur

CHRONIQUE / Il est, paraît-il, une race de gens qui aiment avoir peur. Qui... (Courtoisie)

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CHRONIQUE / Il est, paraît-il, une race de gens qui aiment avoir peur. Qui frissonnent, qui hurlent, qui fuient en courant... et qui en redemandent.

Ma petite fille est un peu comme ça. Mais elle, ce sont les chatouilles. Arrête de me chatouiller, papa. Et dès que j'arrête, elle dit : encore !

Bref, ce petit détour, c'est pour vous parler de Michaël Ouellette. Et de l'expérience « horrifiante » qu'il veut tenter dans un coin de pays obscur et boisé de Denholm.

C'est lui - et quelques collègues de la firme Experio - qui se cache derrière la page Facebook de l'expérience « Exil, édition horreur ».

On ne promet rien de moins qu'une nuit blanche d'enfer aux gens assez braves pour s'inscrire à cette activité en plein air qu'on vend comme une « première au Canada ». Les participants sont prévenus. Ils doivent aimer les « sensations fortes d'horreur et les surprises lugubres : peur, terreur, cauchemar, nausée, être attaché, enfermé, cagoulé... »

On leur dit qu'ils devront « survivre » à huit longues heures d'expériences intenses. Et ils n'auront pas le droit de répliquer aux contacts  avec les comédiens embauchés pour l'occasion.

Bref, c'est plus raide que la traditionnelle visite de la maison hantée...

L'idée est de nager dans les mêmes eaux que le film culte Blair Witch Project, où on jouait habilement sur la frontière entre la réalité et la fiction.

« On va plonger les participants dans un univers où ils auront beau se convaincre que tout ce qui se passe n'est pas vrai, on va s'arranger pour qu'ils ne soient pas trop sûrs que c'est juste une mise en scène », explique M. Ouellette.

Ce n'est pas d'hier que M. Ouellette songe à créer une activité qui joue à fond sur les phobies. Il y jonglait déjà du temps où il était directeur du village fantôme de Cantley, un poste qu'il a occupé pendant six ans.

À l'époque, le format familial de l'activité lui imposait certaines contraintes. Avec « Exil », qui s'adresse aux personnes consentantes de 18 ans et plus, il repousse les limites un cran plus loin.

•••

J'ai eu beau insister, M. Ouellette n'a pas voulu me dévoiler ne serait-ce qu'un punch de cette fameuse nuit blanche.

D'après ce que je comprends, l'expérience comprendra un aspect survie en forêt, dans l'esprit de séries télévisées Survivor ou Fear Factor. S'ajoutera un volet « maison hantée », mais en plein air, avec des contacts physiques.

« On vise des gens qui aiment vraiment avoir peur. Ce sont ces gens-là qui sont notre cible. Ils vont être immergés dans une expérience où ils savent qu'ils ont affaire à des acteurs. Mais il y a des choses dont ils ne seront pas trop sûrs si ça fait partie du jeu ou pas. »

M. Ouellette précise qu'il a consulté des experts, du domaine juridique notamment, pour bien cerner jusqu'où il peut pousser l'expérience sans menacer la sécurité des gens ni s'exposer à des poursuites judiciaires.

Les comédiens embauchés pour l'occasion n'en sont pas à leur première expérience du genre. Certains sont des habitués des «GN», ces jeux de rôles grandeur nature.

L'idée est de faire vivre des émotions fortes aux gens, sans les traumatiser.

Au pire, il y aura un mot de passe que les participants pourront prononcer pour mettre fin au jeu, précise M. Ouellette. En présumant, bien sûr, que ce à quoi ils souhaitent mettre fin n'était qu'un jeu...

La première édition d'« Exil » est prévue pour le week-end du 10 et 11 septembre.

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