Absurdité frontalière en vue

Pour l'instant, OC Transpo ignore si les autobus... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Pour l'instant, OC Transpo ignore si les autobus de la STO pourront continuer de se délester de leurs passagers sur la rue Wellington et devant le parlement,.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / Espérons que cette décision d'exclure la majorité des autobus du centre-ville d'Ottawa, dans deux ans, ne mènera pas à une autre absurdité frontalière.

OC Transpo compte profiter de l'ouverture des stations du train léger, en 2018, pour vider le plus possible son centre-ville des autobus. Or pour les usagers de la Société de transport de l'Outaouais (STO), ce pourrait être une décision lourde de conséquences.

Pour l'instant, OC Transpo ignore si les autobus de la STO pourront continuer de se délester de leurs passagers sur la rue Wellington et devant le parlement, ou bien s'ils seront dirigés vers des stations du train léger à Tunney's Pasture, Hurdman et Blair.

La décision qui sera prise risque de perturber le quotidien des milliers de travailleurs de Gatineau qui se rendent chaque jour par autobus au centre-ville d'Ottawa, bien souvent via le Rapibus. Ainsi, vont-ils être obligés de faire deux transferts au lieu d'un pour se rendre à destination?

Là-dessus, les dirigeants d'OC Transpo n'avaient guère de réponses précises à fournir mardi, si ce n'est qu'ils négocient les modalités avec la STO. Mais encore une fois, la Ville d'Ottawa et la Ville de Gatineau semblent gérer le transport en commun chacun de leur côté, comme si le voisin n'existait pas. D'ailleurs, les mots «STO» et «Gatineau» n'apparaissent nulle part dans les rapports divulgués par OC Transpo mardi lors de l'annonce des changements à venir.

Oui, OC Transpo a de bonnes raisons de vouloir diminuer le nombre d'autobus dans son centre-ville. Tout bloque dès qu'il y a un retard ou une tempête de neige. Mais ce n'est pas une raison pour sous-estimer les conséquences de ses décisions sur les usagers de la STO qui contribuent à faire rouler l'économie de la capitale fédérale.

Qu'on se rappelle que c'est précisément la volonté de la Ville d'Ottawa de réduire le nombre d'autobus dans son centre-ville qui a forcé les dirigeants de la STO à revoir leur plan de départ pour le Rapibus. D'un concept de lignes directes vers le centre-ville d'Ottawa, le Rapibus a été modifié pour devenir un système à rabattement moins rapide et efficace que promis.

Les maires des deux villes ont ici une occasion de prouver que le bel esprit de collaboration qui les anime depuis deux ans n'est pas qu'une façade. Si les deux villes, de même que les deux transporteurs publics, ne travaillent pas ensemble dans ce dossier, c'est l'usager du transport en commun qui en paiera le prix. À l'heure où les enjeux environnementaux sont sur toutes les lèvres, ce serait un non-sens.

Le plus gros trou en ville

L'apparition d'un cratère géant près du Centre Rideau, au centre-ville d'Ottawa, a donné lieu à toutes sortes de blagues mercredi. Un plaisantin a même ouvert un compte Twitter au nom du trou.

N'empêche... C'est le second affaissement de terrain depuis le début des travaux de forage du train léger. Dans les deux cas, il n'y a pas eu de conséquences graves.

Mais c'est presque un miracle que personne n'ait été blessé mercredi. L'affaissement s'est produit à un endroit très fréquenté. Le cratère a englouti une camionnette (inoccupée!), provoqué un bris d'aqueduc, de même qu'une fuite de gaz.

Les circonstances de l'affaissement devront être éclaircies avant de questionner les mesures de sécurité mises en place autour du chantier du train léger. En attendant, on peut s'estimer heureux de pouvoir rire du plus gros trou en ville.

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